Articles, Interview

Alex Vizeo: « Le voyage, c’est de la méditation constante, sauf qu’au lieu de rester concentré quelque part, j’ai juste à me laisser aller, vivre l’instant présent et laisser faire son chemin… »

« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve une réalité… » Alex Vizeo en est un bel exemple. Son tour du monde fait en 2011, il se spécialise dans la vidéo et crée son Blog Voyage. Il a su faire de sa passion son métier, jusqu’à entrer dans le top 15 des blogueurs voyage les plus influents du monde. Spontané, drôle et franc, il nous parle de sa conception du métier d’influenceur, mais aussi de sa belle philosophie de vie. Comme à son habitude, il choisit les mots qui vont nous faire voyager avec lui…

 

Lorsque tu as commencé à vivre de ton blog, as-tu naturellement été amené à la question de l’éthique?

Depuis le début, ma « guide line » a toujours été de me dire de ne pas accepter de me faire payer des choses que je n’aurais jamais faites en voyageant par mes propres moyens ou qui n’apporteraient rien à ma communauté. J’ai déjà refusé des séjours en hélicoptères, car pour le pays concerné ce n’était pas le seul et meilleur moyen de le visiter et cela n’aurait pas eu de sens pour moi ! Même si j’enchaîne les voyages, j’essaie de me dire aussi que c’est potentiellement le voyage d’une vie, ce qui rentre en compte dans mes choix également…

 

« Ma manière de voyager se rapporte à des valeurs fondamentales pour moi : le respect, l’ouverture d’esprit et l’écologie autant que possible. »

 

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Sa première expérience de garçon au pair aux États-Unis, un des éléments déclencheurs à sa passion du voyage. @AlexVizeo

Quel public vises-tu ?

Les choses évoluent avec le temps et l’expérience. Aujourd’hui, je m’adresse vraiment à un public large : de ceux qui veulent être en totale immersion dans la nature, à ceux qui recherchent un petit weekend sympa, dans la nature comme en ville. L’idée c’est de donner l’envie aux gens de voyager…

 

« Il y a autant de voyageurs que de façons de voyager ! »

 

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Alex aux Chutes d’Iguazu @AlexVizeo

 

Dès tes débuts, tu t’es spécialisé dans la vidéo. As-tu suivi des formations, comme par exemple l’utilisation de drones ou la maîtrise des réseaux sociaux ?

Jamais. J’ai toujours fait les choses par moi-même, beaucoup au feeling et en fonction de mes besoins. Ce qui ne veut pas dire que j’ai trouvé les solutions tout seul ! Aujourd’hui, quand on veut se former dans n’importe quel métier, il y a quasiment tout de disponible sur internet (cours en ligne, tutos etc.) et tu peux faire le tout de chez toi ! Donc lorsque j’avais envie de savoir quelque chose, je cherchais sur le net. Pour moi c’est vraiment la meilleure façon d’apprendre. Non pas d’apprendre un sujet pour être bon, mais d’avoir un cas pratique et connaître les techniques pour le résoudre. C’est à force de faire différents cas que tu vas multiplier diverses techniques et être bon au bout d’un moment…

 

« Pour moi ce qui est important c’est de se renouveler et de mettre ma patte sur le travail que je fais. »

 

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Il a été récompensé « Meilleur blog voyage de l’année 2011 » au Golden Blog Awards @AlexVizeo

 

Comment fais-tu pour avoir de la visibilité sur ton blog et tes posts ?

Je n’ai jamais fait de publicité sur mon blog ni même une quelconque promotion. Tout comme je ne poste pas mes articles et mes vidéos sur les forums ni les réseaux sociaux (groupes Facebook etc.) Je me suis toujours dis que si je faisais du contenu de qualité, qui va être utile aux gens, je n’aurais pas besoin de faire ma pub, elle se ferait toute seule… Et si mon contenu n’est pas viral, que ma communauté et mon trafic n’augmentent pas, cela voudrait dire qu’ils ne sont pas assez bons et ça me pousserait à me questionner. Je pense que je vais beaucoup plus lentement que d’autres dans l’évolution de ma communauté, dans l’accroissement de la « viralité » de certains de mes posts et dans mon positionnement, mais je préfère le faire ce cette manière-là!

 

« Au fil des années et par l’engagement que je mets dans chacune de mes vidéos, j’ai vraiment construit une relation de confiance avec ma communauté. »

 

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Désigné blogueur voyage français le plus influent sur les réseaux sociaux – photo prise en Iran @AlexVizeo

 

Es-tu plutôt passif dans la recherche de partenaires vidéo ou provoques-tu les rencontres ?

Dans 80 % du temps, il y a de grandes chances pour que l’on vienne me voir et qu’on me propose une destination avec une thématique à traiter. Si j’accepte, c’est que l’idée me plaît et me correspond. Parfois, il y a des destinations qui me plaisent, où je me dis qu’il y a un vrai travail à faire dessus ; parce qu’ils n’ont pas beaucoup de visibilité ou qu’on n’en parle pas assez… C’est dans ces cas-là que je contacte les agences du pays concerné et je leur propose de travailler ensemble : ils acceptent ou non la proposition.

 

« Je prépare un voyage perso de la même manière que je le ferais pour un pro. »

 

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Il présente aussi l’émission « Le Voyage d’@lex » sur la chaîne Planète Thalassa @AlexVizeo

 

Voyages-tu gratuitement même pour le perso ?

Je ne mélange pas le perso avec le boulot. Je sais qu’il y a des blogueurs qui sont connus et qui cherchent à avoir des défraiements et une prise en charge lorsqu’ils voyagent quelque part … ce que je peux comprendre. Moi j’aime bien aussi faire des voyages perso, mais que je paye, pour garder la notion de l’argent et la critique sur ce que je fais. Ça me sert énormément lors de mes opérations pro quant au jugement que je porte et pour garder un regard objectif sur les activités à faire. De me dire : « ça c’est bien, cher… mais bien. » ou : « ça c’est pas très cher, pas fou, mais bon pour le prix, ça vaut le coup ! » Les gens te font confiance, ce n’est pas pour rien qu’on appelle ça un métier « d’influenceurs », donc il faut savoir rester un vrai voyageur.

 

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Plongé avec les requins aux Bahamas @AlexVizeo

 

Penses-tu que le métier de blogueur voyage va devenir un outil indispensable dans la communication touristique ?

Je dirais que d’ici cinq ans, le métier de blogueur voyage va prendre de plus en plus d’ampleur, jusqu’à devenir indispensable. Cette nouvelle génération a grandi avec internet et les réseaux sociaux : ce sont eux les futurs consommateurs et voyageurs… donc, la cible des agences. Quand je reçois sur les réseaux des messages de jeunes de douze à quatorze ans qui veulent faire le tour du monde et voyager, effectivement je pense que lorsqu’ils vont prendre leurs inspirations et chercher des informations ce sera sur Youtube, Facebook et tous les autres réseaux. Mais le phénomène ne se restreint pas au métier de « blogueur voyage ». Il touche aussi tous les youtubeurs influenceurs … Aujourd’hui, les gens suivent des influenceurs qu’ils aiment bien, que ce soit sur du jeu vidéo, de la beauté, du sport etc.  Donc si l’un d’entre eux est allé visiter un pays et en parle dans une de ses vidéos, avec ses millions de followers, il y aura forcément un impact phénoménal !

 

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Membre du Collectif Voyage Digital @AlexVizeo

 

L’aspect ultra-connecté dans ton métier te gêne, mais si on parle uniquement « voyage », qu’aimes-tu le moins ?

La seule chose qui me dérange en voyage aujourd’hui c’est de parfois trop penser au boulot ! Il y a des moments où je suis en train de le vivre à fond, mais où je suis obligé de faire des Switchs et de me demander : « attends, est-ce que j’ai bien pensé à tout filmer, est-ce que j’ai le contenu dont j’ai besoin, toutes les photos… ? »

Quand je voyage pour du perso, il n’y a rien qui me dérange ! Je filme, je prends des photos, je fais des posts, mais ce n’est que du bonheur ! À aucun moment il n’y a cette pression du résultat ou un nombre de posts à effectuer. Ce que j’adore dans le voyage, c’est que tu es exalté en permanence, tes sens sont en alerte…

 

« Le voyage, c’est de la méditation constante, sauf qu’au lieu de rester concentré quelque part, j’ai juste à me laisser aller, vivre l’instant présent et laisser faire son chemin… C’est ça qui est beau !

 

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Il réalise 175 vidéos pendant son Tour du monde. @AlexVizeo

Tu te laisses guider par tes envies. Ta seule contrainte est de te dire : « est-ce que j’ai envie ou pas ? » Je n’ai rien que je n’aime pas dans le voyage, parce que c’est finalement un état d’esprit, une sorte de période d’entrainement de la vie de tous les jours, une espèce d’allégorie de la vie générale. C’est-à-dire que si dans la vie de tous les jours tu te plains, si tu ne vois que les cotés négatifs et que tu n’attends qu’une chose : tes vacances ou ton weekend, eh bien ce sera la même chose dans ton voyage ! Tu te plaindras, hormis les moments où tu seras sur la plage et que tu vivras l’activité pour laquelle tu étais venu.

 

« Le voyage c’est un tout. Ce n’est pas que l’activité géniale, c’est aussi le moment où tu attends le bus, c’est la rencontre que tu vas faire que tu n’attendais pas, c’est le fou rire que tu auras avec tes potes… C’est tout ça qui font les souvenirs « !

 

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Sa vidéo « 1 an autour du monde en 5min » fait le buzz sur Youtube @AlexVizeo

 

Quelle est ta recette pour recharger tes batteries ?

 Je vais dans la forêt ! Avec le temps et le voyage, je me suis aperçu que l’environnement dans lequel on a grandi est celui dont on a besoin sur le long terme. J’ai besoin de me rendre dans une forêt, qu’elle soit tropicale ou non, peu m’importe.

Je pense aussi que dans la vie, c’est important d’être passionné, mais qu’il ne faut pas être dans les extrêmes sur une trop longue période. Cela te permet de te dépasser, mais trop longtemps, ce n’est pas bon non plus. C’était mon cas ces dernières années par exemple, j’ai voyagé en permanence et là, je sens que j’ai besoin de me trouver un petit camp de base, avoir mon chez moi. Donc en ce moment, j’essaie de me retrouver un appartement quelque part pour m’ancrer quand je rentre, car cela fait six ans que je n’en ai pas eu et j’écoute mon corps : voilà ma nouvelle étape pour me ressourcer et recharger mes batteries.

 

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Il met 2 ans et demi à travailler par passion avant de pouvoir vivre de son blog et de devenir blogueur voyage à temps plein.

 

As-tu un moment d’adaptation lorsque tu reviens de tes voyages?

Je crois qu’il y a un seul pays qui m’a mis une claque monumentale et m’a fait me sentir bizarre à mon retour : l’Afrique du Sud. Je suis resté deux semaines en pleine nature avec ma voiture de location. Tu sens la mer et la terre et ça, c’est fort !

 

« Plus ça va et plus je comprends ce qui m’appelle et ce qui me touche le plus. Et aujourd’hui je sais que même si je trouve merveilleux une construction humaine, je ne serais jamais aussi émerveillé que devant une cascade ou un arbre magnifique !»

 

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Il économise pendant six ans avant de réaliser son rêve de faire un tour du monde pendant un an.

 

Voyager c’est aussi repousser ses limites. Te fixes-tu de nouveaux défis quand tu pars?

Je prends surtout les défis au vol, quand les occasions surviennent. Faire un stage de survie dans la jungle ou un trek de douze jours ; je ne réfléchis pas ! Je le fais s’il y a un challenge qui se présente à moi. Je pense qu’au fil du temps, je vais de plus en plus être amené à partir pour faire une chose particulière, plutôt que d’aller découvrir des pays ; ce qui est presque plus stimulant !

 

« Un vrai défi pour moi lors de mes voyages, c’est de briser les stéréotypes que le public peut avoir sur une destination et de leur en montrer ses merveilles. C’est un défi du partage. »

 

Un prochain défi perso que j’ai envi de faire, c’est de monter un peu plus de projets qui ont un coté humanitaire. Prendre sur mes deniers et puis je ne sais pas, construire une école, un puits… Des choses qui se font déjà et ce n’est pas moi qui changerai la donne, mais simplement ça aura du sens pour moi et cela aura un impact sur des gens qui en ont vraiment besoin. L’idée c’est aussi de donner envie aux gens de le faire à leur tour, de chasser l’idée que c’est forcément compliqué à faire, de les toucher.

 

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Il consulte régulièrement sa communauté afin d’avoir son avis. @AlexVizeo

 

Quel est ton objet fétiche que tu apportes à chacun de tes voyages ?

Il y en a deux que j’ai toujours dans mon sac et que je ne montre jamais. L’un est un talisman qu’un guérisseur amérindien m’a donné au Canada l’été dernier suite à une cérémonie. Le deuxième est un chapelet de prière bouddhiste que j’avais acheté au début de mon tour du monde à Rangoun en Birmanie et qui ne m’a plus quitté depuis ! Sinon que je sois en voyage ou non, je ne me sépare jamais de mon couteau ultra-light… très pratique !

Quels sont tes futurs projets ?

Mes futurs projets sont plutôt d’ordre personnel. Côté professionnel je ne tente rien de particulier. Là je cherche un peu à me mettre à jour, à me former sur certaines choses, voir de nouvelles façons de filmer et créer ma patte.

 

« On dit souvent que pour faire de belles œuvres, l’artisan a besoin de prendre du temps, de s’arrêter un peu pour aiguiser ses outils… c’est mon cas en ce moment. »

 

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« Je préfère tout mettre en oeuvre pour directement réaliser mes rêves plutôt que de gagner beaucoup d’argent pour pouvoir ensuite simplement me les payer. » @AlexVizeo

 

Comment vois-tu ta vie dans dix ans… ?

Aujourd’hui, l’avenir est très facile pour moi. Lorsque tu choisis de ne pas avoir une vie « métro, boulot, dodo », tu acceptes de suivre ton instinct, de te donner à fond et de ne pas avoir peur du lendemain. Pourquoi tu n’as pas peur du lendemain ? Parce que tu n’as pas peur des projets dans lesquels tu peux t’engager, ni peur de te tromper ou encore de l’échec. L’échec ce n’est pas grave, c’est juste une étape de plus vers la réussite de ton chapitre, de ton challenge. Je n’ai donc aucune envie de savoir ce que je vais faire dans dix ans ! Pour l’instant j’ai des buts fixés à six mois, un an ou deux… et si pendant l’atteinte de ces buts quelque chose qui me fasse plus vibrer croise mon chemin, eh bien je n’hésiterais pas à le prendre !

 

« Les fois dans la vie où je me suis stressé de savoir ce qui allait se passer ou de conserver ce que j’avais acquis, sont les fois où j’étais le moins bon, le moins créatif. C’est selon moi le meilleur moyen pour foirer les deux en réalité! »

 

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« Je suis récompensé chaque jour par les messages de remerciements et d’encouragement des gens qui me suivent. » @AlexVizeo

Quel est ton rêve aujourd’hui?

Mon rêve ?! Eh bien c’est simple… Mon nouveau rêve serait d’avoir une maison en bois, à la fois dans la forêt et au bord de l’eau, avec une grande baie vitrée et une terrasse sur le toit !

 

Alex Vizeo:

Pour aller plus loin :

  • « Vivre sa vie comme un voyage » : Interview à voir d’Alex Vizeo par Woman on Tour
  • Vidéo buzz du tour du monde d’Alex en 5 min ici

 

 

 

Galerie photo, Islande & Norvège

L’indomptable !

Belle, sauvage et imprévisible; telle est la nature islandaise. Le tumulte de ces chutes d’eau, la fougue de sa faune, la pureté de sa flore. Tout nous pousse à savourer l’instant présent et à éveiller nos sens. On s’imprègne du lieu et on se sent libre: de par le vent qui caresse notre visage, des bruits de l’eau qui s’écrase sur la roche, des perles d’eau qui s’amassent sur nos paupières, de l’air frais qui gonfle nos poumons. On vit et l’on s’extasie face à la beauté de cette nature, indomptable.

 

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@Crédit Photo : Marion Gordien

Articles, Bons plans

L’OrganiCup

« L’Organicup, tu sais, cette petite coupe en silicone, réservoir écolo qui récolte tes menstruations ? » 

Moi : Moue interrogative, yeux ronds : « Mais de quoi tu me parles ?! »

 

La première fois que j’ai entendu mentionner la coupe menstruelle, c’était au fin fond du désert australien. On a rencontré un couple de Français, Pauline et Sébastien, avec qui on a tout de suite accroché. D’heure en heure, en passant par la philosophie du voyage, nos expériences, nos projets, etc., j’aborde avec Pauline les petits tracas de filles lorsque l’on fait un road trip, en ricanant sur nos cheveux sales, nos vêtements que l’on met depuis des mois,  les problèmes de peau ET on en vient inévitablement à parler des règles. Elle me raconte l’histoire de son amie qui avait testé en voyage l’OrganiCup, ses mésaventures pour l’enlever ; on en a rigolé et puis, curieuse, je me suis dit que je testerai !

De retour en France, chose faite ! Je me mets à chercher des informations sur internet, je tombe sur le site https://www.organicup.eu , hop, la commande est prise !

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Il faut dire que le concept m’a emballée :

1. C’est écolo : 

On fait un geste pour l’environnement en lui épargnant une montagne de tampons usagés à durée de vie de 500 ans :  en une vie, une femme utiliserait environ 15 000 tampons… On multiplie à cela les 100 millions de femmes qui s’en servent dans le monde = + d’1 billions de tampons pour notre planète!

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2. C’est bon pour notre corps 

La coupe est en silicone (fait à partir de matériaux naturels), ce qui enlève le risque d’allergies (pas de pesticide ni de produit toxique). Elle est aussi anti-bactérienne.

Au lieu d’absorber comme un tampon, la cup collecte, ce qui élimine les possibles irritations et sécheresses que l’on peut avoir, en même temps qu’elle préserve la balance naturelle pH de notre vagin.

« Plus d’un quart des fluides absorbés par un tampon sont naturels et nécessaires à la sécrétion vaginale. »

Le tampon a été associé à la maladie SCT (Syndrome du choc toxique) contrairement à la coupe menstruelle.

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1er DÉFI : RÉUSSIR À LE METTRE (CORRECTEMENT…)

 

J’ouvre mon petit paquet en carton écolo qui me dévoile la notice. Je le lis attentivement. Grande inspiration. Go !

1ère étape : stériliser la cup en la laissant 5 minutes dans de l’eau bouillante.

2ème étape : On se lave bien les mains avant de la mettre.

3ème étape : On la plie en deux pour former un « C ».

4ème étape : On la pousse dans le vagin …. Facile sur le croquis. Bien évidemment, en application, c’est un peu différent !

 

 

C’est comme la première fois que vous avez, de vos yeux d’adolescente, découvert le tampon. On vous explique, vous regardez ça d’un air un peu dégouté en ne sachant pas trop comment le mettre. Vous vous demandez s’il est assez enfoncé, bien incliné, s’il ne va pas tomber, en combien de temps il sera plein, etc. Avec la coupe menstruelle, on se pose les mêmes questions.

Me voilà donc plongée dans l’exercice, jambes écartées, essayant de pousser la cup le plus loin possible; mes doigts arrivant à leur limite, la cup qui se déplie à l’intérieur, moi qui tente de la pousser le plus au fond. Je me plante les ongles dans les lèvres. Une fois, puis deux. Je crie. Un vrai champ de bataille ! On parle honnêtement ici, les filles qui ont des ongles longs, coupez-les !

À aucun moment je ne sais si je l’ai bien mise. Je décide de laisser la tige dépasser. Ça coule. Et m**** ! Je l’enlève, j’en ai plein les doigts, il y en a aussi dans la cup. Je la rince. À vrai dire je ne m’étais pas attendue à cette image, ce qui me dégoute, car oui, avec les tampons, on n’a pas l’habitude d’observer ses coulées dans une petite coupe façon nouveau breuvage 100% SelfMade …. !

Deuxième essai : Je m’écorche au passage (encore). Je crie. Ça rentre, je sens qu’elle s’est dépliée. J’en déduis et espère qu’elle s’est ventousée à une paroi. Là encore, pas moyen de savoir si elle est bien mise alors je fais le test de la culotte blanche. Après dix minutes, je constate une tâche. Ce n’est toujours pas la bonne, je réessaye.

Troisième essai : le coup de main commence à prendre et l’appréhension disparaît (tout comme mes ongles !) Une fois la cup en place, le petit rictus de la victoire se dessine sur mon visage. Je vais aux toilettes sans problèmes,  me promène en ville, fais quelques squats. Pas de gênes ni de sensations désagréables, ce qui est bien ! On peut la garder douze heures, mais je décide de la retirer après cinq heures, afin de vérifier le niveau.

 

 

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La coupe menstruelle existe sous plusieurs formats et de couleurs différentes

 

2ème DÉFI : RETIRER LA CUP …

La cup fonctionne comme un système-ventouse, ce qui la maintient à la paroi du vagin. Après plusieurs heures, la cup ventousée se sent si bien que forcément, elle rechigne à sortir ! L’acharnement commence, où je tire sur la tige pour la faire descendre. Rien. J’ai la désagréable sensation qu’à chacun de mes tours de force, mon vagin s’embarque avec la cup. Il y a ce moment où ton regard en dit long sur ta détresse: « ***** Qu’est-ce que je vais faire ?! » :

-Tu t’imagines appeler ta mère à la rescousse en hurlant:  » C’est coincé! »

-Tu te vois allant à pleines mains à l’intérieur le chercher (et tu préfères éviter).

-Tu t’imagines tirant de toutes tes forces et voir la cup voler et se renverser partout (Ce qui était arrivé à l’amie de Pauline).

Avec un mélange de tortillement du bassin, de mouvements d’avant en arrière tout en tirant sur la tige; d’un coup fort, mais calculé, la coupe est enfin sortie ! Mon pauvre vagin s’en souviendra et j’ai décidé qu’il en avait eu assez pour la journée !

Comme toutes nouvelles choses, je pense qu’il faut prendre un certain coup de main et qu’après moult expérimentations, l’habitude s’installe vite. Pourtant, m’imaginer cette lutte dans des toilettes publiques pour la faire sortir et la rincer au lavabo aux yeux du public me freine.

Finalement, en faisant la liste des avantages et des inconvénients de la coupe menstruelle, tout penche en faveur de l’OrganiCup.

La nouveauté est toujours synonyme d’inconnu, d’adaptation et d’habitude à prendre. 

 

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L’OrganiCup les + et – 

 

1. Points positifs

-Écolo et sans dangers pour le corps

-On fait des économies (1 OrganiCup = environ10 ans)

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Ce que l’on épargne avec la coupe, comparé au coût des tampons.

-Elle se transporte partout facilement

-On ne la sent pas et on a une autonomie de 12 heures (plus ou moins selon chaque femme)

 

2. Points négatifs : 

-Gêne à la rincer dans des toilettes publiques (une solution possible : les toilettes pour handicapés ou essuyer d’abord la cup avec du papier toilette avant de la rincer).

-Peut-être pas très pratique lors d’un road trip (hygiène).

-Difficultés pour l’enlever, voire sensation désagréable après (ou non, propre à chaque femme).

 

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Infos pratiques:

Site officiel de l’OrganiCup:https://www.organicup.eu

Prix à l’unité: 24 euros (2 formats : pré et post bébé).  Taille : 5cm

Articles intéressants sur la coupe menstruelle :

http://lesglobeblogueurs.com/guide-choix-coupe-menstruelle-voyage/

http://www.dur-a-avaler.com/cup-coupe-menstruelle-tampax-serviettes-tampon-vagin/

http://www.poupi-laviesaine.fr/2015/02/20/j-ai-testé-la-coupe-menstruelle/

 

Et vous, prêtes à tenter ? Faites-moi part de vos expériences les filles 😉

 

Marion.

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Une journée à Reykjavík: les incontournables!

Ces maisons d’un vert pomme éclatant, d’un rouge vif ou d’un bleu nuit qui contrastent avec le gris du ciel,

Un street art tantôt discret, tantôt saisissant à chaque coin de rue,

Des cafés, bar branchés et boulangeries qui laissent échapper de délicieuses saveurs,

Une ville où il fait bon vivre et où l’air est revivifiant.

Reykjavík: un beau coup de cœur.

 

Afin d’éveiller nos sens par la plus délicate des saveurs, je commencerais la journée par un bon cappuccino (le meilleur de tout mon séjour) ou un café à Reykjavík Roasters, où les graines sont torréfiées sur place. L’ambiance y est chaleureuse et tout est fait pour se sentir comme à la maison.

 

 

Pour accompagner notre boisson chaude, je recommande de prendre une pâtisserie à emporter de chez Brauð & co, comme le vanilla roll très gourmand ! (Existe aussi à la cannelle, le classique). Impossible de rater la maison aux tags multicolores, et les délicieuses odeurs de pâtisseries fraîchement sorties du four qui embaument le trottoir.

 

Petite halte à l’impressionnante Église Hallgrímskirkja, en forme de fusée ! C’est la plus grande église d’Islande du haut de ses 73m, avec un orgue qui pèse 25 tonnes! On peut avoir un beau panorama de la ville et des montagnes qui l’entourent (payant).

 

On continue notre découverte de la ville en flânant dans les rues et en découvrant ces nombreux street art et expositions en plein air! (Notamment dans les rues principales de Laugavegur, Skólavördustigur et ses alentours)

 

Quitte à choisir un musée, autant prendre celui qui a le plus d’originalité ! J’ai donc choisi celui du Phallus ! Je dois avouer avoir regretté ce choix, car voir des pénis de mammifères marins ou terrestres en décomposition, tout flétris dans leurs bocaux m’a plus dégoutée que fascinés. On observe plus qu’on n’en apprend, mais je le laisse ici, car il reste néanmoins original, parfois drôle et apprécié par de nombreuses personnes… Il en faut pour tous les goûts!

 

Ma partie préférée, celle où l’on découvre les pénis d’un troll de Scandinavie, du père Noël islandais, d’un cheval aquatique ou d’un monstre voleur de lait ! (Même si l’on se demande où ils les ont bien dénichés !)

Les plus impressionnants des phallus restent ceux des cétacés, avec celui des baleines en première position.

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Ce sont en tout près de 300 phallus représentés ici, ainsi que de nombreuses œuvres d’art, comme ses moules argentés des pénis de toute l’équipe nationale de handball de 1967.

 

 

 

 

 

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La boutique souvenir contient de nombreux accessoires marrants, comme la chaussette-pénis qui le maintient au chaud l’hiver!

 

 

 

 

 

S’il y a bien un endroit original où il fait bon de se poser et de se restaurer, c’est au café Babalú ! Avec sa couleur orange flashy, ses gadgets et sa terrasse au premier étage, impossible de passer à côté ! Le menu est simple, sans chichi, mais délicieux, comme ce panini tomate-mozza à la sauce pesto. La déco est kitch, avec bibelots, jouets anciens, affiches et gros fauteuils. L’ambiance est chaleureuse et cozy ; on s’y sent tout de suite comme à la maison ! PS: les toilettes valent le détour!

 

Pour faire couler le repas, on se balade près du Vieux-Port et autour du lac Tjörnin, on n’hésite pas à entrer dans des boutiques spécialisées qui nous emmènent sur une autre planète : comme la boutique de Noël : Little Christmas Shop (Litla Jólabúðin) ou «Fotografi », près du Babalú, qui expose de nombreuses photos en noir et blanc, anciennes comme récentes.

 

L’incontournable de l’après-midi: le shopping dans la rue Laugavegur où se mélangent boutiques souvenirs et mode locale, mais aussi le centre commercial de Kringlan, avec ses 150 boutiques.

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Fin de journée: Rien de mieux qu’un petit verre en couple ou entre amis dans un des endroits encore peu connu par les touristes et prisé par les Islandais : le bar de l’hôtel Loft, situé au 4e étage du bâtiment. Beau panorama sur la ville, ambiance cocooning à l’intérieur et funky en terrasse extérieure.

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Pratique :

Où se garer : dans l’impasse à l’intersection de la rue Bergborugata et Vitastigur. Aucune limite de temps et c’est gratuit.

Offices de tourisme: cartes/plans de la ville à disposition + réservation d’excursions

Où se loger à petit prix: Reykjavík campsite (2km à l’est du centre) 1500 ISK/pers

Articles, Bons plans

L’Islande en 13 coups de cœur 

C’est à bord de ma petite Opel Corsa rouge vive et ma tente Quechua assortie que j’ai fait le tour de l’Islande pendant quinze jours. Les paysages défilent et sont surprenants, forcent souvent l’arrêt pour prendre une longue bouffée d’air frais et mémoriser, l’espace d’un instant, ce beau spectacle. Certains endroits sont si singuliers qu’ils suscitent une émotion et captent toute notre attention des heures durant. Je vais donc vous parler de ces lieux, mes coups de cœur, où l’on admire toute la puissance de la nature et toute sa particularité. Des sites qui m’ont transporté et m’ont apporté une grande sérénité.

1.Seltún

C’est dans la péninsule de Reykjanes que se trouve la zone géothermique d’Austuregjar où se mélangent les plaines d’un vert pur aux montagnes colorées par les sources de boue fumante et une température sous la surface du sol à 200 degrés ! Des passerelles en bois sillonnent la vallée et les sources chaudes. Un peu plus haut, un sentier mène au sommet d’un mont qui donne une vue magnifique sur les alentours : du lac turquoise qui remplit le cratère Graenavatn, au lac gris Kleifarvatn, ses plaines et au loin, les montagnes enneigées.

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2.Gullfoss 

Pas de surprises d’apprendre que ce sont les chutes les plus spectaculaires du pays, car elles sont totalement bouleversantes ! Un arc-en-ciel se dessine en aval par beau temps et se fond avec l’eau qui remonte en rideau de perle et de blizzard vers le ciel. L’herbe est chatoyante et contraste avec les rafales d’eau pure des chutes. Au loin, on voit les nombreux glaciers qui fournissent toute cette eau et le ruisseau qui serpente dans toute la vallée. On ne peut qu’être ébahi devant la force de la nature et ses chutes des plus sauvages. Classées au statut de réserve naturelle depuis 1975, elles sont protégées.

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3.Le Blue Lagoon

Touristique et cher certes, mais idéal pour s’y prélasser en fin de journée, passé 19h30 jusqu’à 22h voire plus ! C’est au beau milieu d’un champ de lave noire que se trouve le lagon. Avec sa couleur bleu-vert laiteuse magnifique, ses nuages de vapeurs qui émanent de l’eau et nous enveloppent dans un délicieux brouillard surréaliste, on se croirait sur une autre planète ! Entre la chaleur de l’eau et l’air frais qui vient caresser le visage, on se sent relaxé et revigoré. Bienvenue en Islande, terre de feu et de glace! Délicieusement magique !

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4.Pórsmörk (prononcé Thórsmörk) et le volcan Eyjafjallajökull 

Entouré de trois glaciers imposants, dont l’Eyjafjallajökull, le sentier du Valahnúkur au départ d’Húsadalur offre une superbe vue sur toute la vallée. C’est en redescendant vers l’est au pied des montagnes et aux côtés des ruisseaux qui se forment que j’ai fait du stop jusqu’au pied de l’Eyjafjallajökull. Un endroit qui mérite mille fois l’arrêt tant il est impressionnant de voir les effets de l’éruption volcanique de 2010. Le cratère, qui se trouve caché par la neige et la brume au sommet, est entouré de nombreuses cascades qui habillent la roche. Le plus étonnant est ce gigantesque toboggan, un mélange de lave et de glace dont la couleur gris métallisé zébrée de noir intense brille sous la lumière. Une grotte s’est formée, laissant couler un torrent d’eau et créant des parois d’un bleu turquoise magnifique ! La force de l’éruption a même séparé la montagne en deux, laissant une brèche béante qui cache en son sein une belle cascade. Lorsque vous tournez le dos au volcan, imaginez ce gigantesque trou dans lequel vous êtes remplit d’eau jusqu’il y a peu de temps encore.

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5. Gljúfurárbui

La cascade mystérieuse de Gljúfurárbui jouxte celle de Seljalandsfoss. Elle perce la roche et s’écoule dans une grotte qui lui donne un côté magique et intime. Un petit sentier mène à l’intérieur de la roche, au pied de cette cascade et un autre à sa droite mène au sommet de cette dernière et offre une superbe vue d’en haut.

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6.Skógafoss

Une vraie merveille ! Cette chute d’eau impressionnante tombe d’une falaise de 62m de haut. Entourée de roche, on y observe les mouettes qui nichent dans les creux des parois. Ce rideau d’eau vient au contact du sol dans un bruit fracassant, amplifié par l’écho de la roche qui nous fait nous sentir tout petits. Après avoir été au pied de la chute, le sentier qui mène en haut offre une superbe vue sur la cascade et la vallée. Une des plus belles randonnées que j’ai faite commence ici et suit le cours d’eau, menant si l’on souhaite faire la journée de marche jusqu’à Pórsmörk. On peut donc s’arrêter et rebrousser chemin quand on le souhaite. La vue est vraiment superbe, avec en toile de fond les imposants glaciers et montagnes enneigées.

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7.Jökulsárlón

Mon gros coup de cœur et un des plus beaux endroits que j’ai jamais vus lors de mes voyages. Une lagune où dérivent de nombreux icebergs qui se sont détachés d’un glacier ramifié à l’imposant Vatnajökull. Certains glaciers y restent des années, avant de fondre ou de rejoindre l’océan. La couleur des icebergs, d’un bleu scintillant, parfois turquoise, parfois zébrés par la cendre noire des précédentes éruptions volcaniques, fascine. Un lieu magique, surréaliste et magnétique. Je vous conseille de faire le tour de la lagune, en vous rapprochant le plus possible des glaciers. Vous serez seuls, face au craquement de la glace qui se brise, un spectacle unique. Des milliers de sternes arctiques viennent s’y nourrir ainsi que des phoques et des eiders.

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8.Fjardrárgljúfur

Un superbe canyon vieux de 2 millions d’années creusé par la rivière Fjardrá. Le sentier longe les falaises vertigineuses et offre de très beaux points de vue sur le cours d’eau, ses eaux turquoise par endroits et la petite cascade qui perle sur la paroi opposée. Prenez une petite pause dans l’herbe et savourez ce beau spectacle.

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9.Myvatn et Krafla 

Petite boucle en commençant par la zone géothermique de Hverir et ses fumerolles. Un endroit riche en couleurs qui contraste avec les cratères de boues en ébullition. Direction ensuite Krafla et l’ascension du cratère de Viti, rempli d’une eau d’un vert émeraude. Faire toute la balade qui fait le tour (attention le vent souffle fort!) pour profiter de la zone géothermique et du second cratère rempli d’eau turquoise. Une profusion de couleurs vives tout simplement magnifique.

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10.Dynjandi (Fjallfoss)

C’est dans la baie de Dynjandivogur, face au fjord qui prend des couleurs rosés, bleu nuit ou violet, que se trouve la plus impressionnante chute d’eau des fjords de l’Ouest. La chute massive au sommet se décline en plusieurs autres petites chutes qui tombent sur la roche. À la pointe, l’eau dévale les parois formant de petites vagues, créant ainsi un effet envoûtant. Le tout accentué par un rideau de perles d’eau qui s’élève vers le ciel grâce au vent.

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11.La piscine d’Hofsós

La plus jolie piscine de l’Islande, avec vue sur la baie et les montagnes enneigées. L’eau, d’une couleur turquoise est superbe ! Il y a deux hot spots à côté; l’un où l’on peut s’y allonger et l’autre où l’on s’assoit. Parfait pour se détendre et profiter du panorama !

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12.Cratère de Vatnsborg

Une balade de deux heures ou plus jusqu’au cratère de Vatnsborg, qui est entré en éruption il y a 4000 ans. On traverse un paysage lunaire fait de champs et de coulée de lave, le tout recouvert par la mousse. À certains endroits, quelques pousses tentent de se faire une place. Plusieurs cratères sont sur le chemin. Un lieu vraiment envoûtant et très intéressant !

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13.Observer les baleines à Húsavik

L’endroit idyllique pour aller à la rencontre de ces géants de mer. Préférez l’horaire de 22h (peu de monde) à bord d’un petit bateau en bois, on navigue vers l’autre versant de la baie, près des montagnes enneigées. Ici prolifèrent des planctons, repas des baleines qui viennent ici essentiellement pour se nourrir. Le dos d’une baleine à bosse fend l’eau à plusieurs reprises, une autre fait des splash avec sa queue dans un bruit retentissant et nous fait l’honneur d’un beau saut. Le soleil décline et le ciel s’orne de rose et d’orange. En chemin, on croise aussi beaucoup de mouettes et de puffins. Le décor est sublime, tout comme l’est le spectacle des baleines. Magique.

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Et vous, quels ont été vos coups de coeur en Islande?

Articles

L’Islande en 43 faits insolites

-La langue islandaise possède son propre alphabet de 32 lettres.

-Les abonnés à l’annuaire téléphonique islandais sont classés par leur prénom ! La profession n’étant pas vérifiée, certains redoublent d’imagination : « champion de Pokémon », « Maitres Jedi », etc.

-L’Islande est le premier consommateur de bananes en Europe, avec 18kg par personne par an.

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-L’Islande n’a jamais eu d’armée.

-Entre 1915 et 1989, boire une bière était interdite ! Encore aujourd’hui les bières a plus de 2,25° sont mises au ban.

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-La boisson nationale sans alcool est le « kaffi » (café)

-Dans les fjords de l’ouest à Suðureyri le soleil disparaît pendant 4 mois !

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-Les empilements de pierres sur le chemin sont appelés des « cairns ». Elles servent de point de repère pour indiquer un lieu et guider un voyageur.

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-Depuis une loi votée en 982, il est interdit d’importer des chevaux sur le territoire pour préserver la race pure islandaise. Un cheval islandais qui quitte une fois le territoire ne pourra jamais plus revenir sur l’île. Leur particularité : la marche à quatre temps (où au moins un sabot est toujours en contact avec le sol).

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-Tout le monde en Islande est cousins/cousines plus ou moins éloignées… On est cousin au maximum 9ème degrés. Une application Smartphone a été crée : IslendingaApp pour voir si la personne que l’on vient de rencontrer et qui nous plait n’est pas affiliée à notre famille.

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-L’île mesure 1/6 de la France pour 332 500 habitants.

-En 1915, les Islandaises sont parmi les premières femmes européennes a obtenir le droit de vote à toutes les élections, après les Finlandaises, les Norvégiennes et avec les Danoises.

-En 1980 Vigdís Finnbogadóttir fut la première femme présidente élue au suffrage universel dans le monde. Elle occupa le poste quatre mandats de suite, jusqu’en 1996.

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-100% de l’électricité du pays et 95% du chauffage proviennent de l’énergie géothermique et hydraulique.

-Dans les années 50, plus de 99% des forêts avaient disparu. Aujourd’hui encore, malgré des efforts pour reboiser le pays, les forêts couvrent moins de 2% de la surface du pays.

-Le plus célèbre geyser au monde, qui se trouve dans la fameuse boucle du « cercle d’or » a donné le mot commun au phénomène : « geysers ». Avant, son jet allait jusqu’à 80m de haut (plus que 20m aujourd’hui)

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-Le glacier Vatnajökull est le plus vaste d’Europe et fait a lui seul la superficie de la Corse !

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-Il n’y a aucun amphibien sur l’île, ni reptiles serpents ou lézards !

-Sur certaines plages, on trouve une drôle de plante avec des clochettes bleues appelées « huitre potagère», car ses feuilles comestibles ont le goût des huitres !

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-Le célèbre orque Keiko de « Sauver Willie », a été capturé à l’âge de deux ans dans un fjord de l’Est de l’Islande.

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-Chaque islandais reçoit à sa naissance un « kennitala » : un numéro d’identification à dix chiffres qui est utilisé pour toutes les démarches administratives : soins médicaux, fiscalité, carte bancaire, achat d’une maison, etc.

-Le lupin, une fleur bleu lavande originaire d’Alaska, a été introduit au milieu du siècle dernier pour freiner l’érosion des sols et les fertiliser, grâce à sa capacité à fixer l’azote dans la terre. Aujourd’hui, elle est considérée comme trop envahissante et menace d’autres plantes.

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-Le macareux moines ou puffins est un met de premier choix en Islande.

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-Il n’y a aucun Mcdonald dans le pays !

-Il y a 800 000 moutons sur l’île, soit plus du double de la population !

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-Quatre ours blancs ont déjà dérivé jusqu’en Islande et ont été abattus ; deux en 2008, un en 2010 et autre 2011.

-En 2015, l’Islande a accueilli 1,3 million de touristes, soit plus de 30% de plus que l’année passée,  soit plus de trois fois la population du pays !

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-À la naissance d’un enfant, les Islandais doivent choisir un prénom dans le registre prévu à cet effet, qui rassemble 1853 prénoms de filles et 1712 de garçons. Si les parents souhaitent donner un prénom qui sort de l’ordinaire, ce dernier doit être validé par le Comité.

-Il y a une éruption volcanique en moyenne tous les quatre ans !

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-Avec une moyenne de 43,5 heures de travail par semaine, les Islandais ont les plus longues semaines de travail d’Europe.

-60% de la population vit à Reykjavík.

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-La consommation de coca cola par habitant est la plus haute que dans n’importe quel autre pays !

-En 2010 l’Islande a interdit les clubs de striptease, après avoir interdit la prostitution en 2009 et prévoit désormais d’interdire la pornographie en ligne.

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-Ce n’est qu’en 1944 que l’Islande devient une république indépendante. Elle a été gouvernée par la Norvège à partir de 1262, puis par le Danemark à partir de 1380.

-Selon l’Economist Intelligence Index de 2011, l’Islande jouit de la 2ème meilleure qualité de vie dans le monde.

-65 % des enfants islandais sont nés hors mariage – le taux le plus élevé dans le monde.

-La langue islandaise a très peu changé au cours des siècles. Ce qui veut dire qu’un texte vieux de mille ans se lit toujours facilement par les Islandais aujourd’hui!

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-Il n’y a pas de nom de famille en Islande. Le nom se compose du prénom du père ou de la mère, auquel on ajoute « dóttir » pour « fille de » ou « son » pour « fils de ».

-Les Islandais regardent plus de films que n’importe quelle autre nation !

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-L’Islande est le berceau d’une des plus vieilles démocraties, établi en 930.

-Le sport national est le handball.

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-Les policiers ne portent pas d’armes. Le crime en Islande est quasi inexistant, allant jusqu’à 6 homicides volontaires par an !

-10% de la population publiera un livre une fois dans sa vie ! Le pays détient le record du plus grand nombre de livres et magazines publiés.

 

Alors, envie d’aller faire un petit tour en Islande?

 

Sources :

Le Dictionnaire Insolite de l’Islande – Valérie Doux

Lonely Planet – Islande

http://landlopers.com/2015/06/21/facts-about-iceland

http://www.eupedia.com/guide_de_voyage/islande/faits_interessants_et_anecdotes.shtml

Articles, Bons plans

Road trip sur la petite boucle : les 11 endroits incontournables

Parce qu’un voyage est fait de coups de cœur, de surprises et de découvertes: voici ma sélection des meilleurs endroits que l’on a vus, de la côte Est de l’Australie au Red Centre. 

 

Côté mer :  

La Grande Barrière de Corail 

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Où ? Cairns – Queensland

Prix : 216$/pers, via Silver Swift – 3 spots -voir tous les détails sur le site internet

Où dormir la nuit précédente : Cairns Holiday Lodge (le plus près pour 30$ la nuit) Points négatifs : les emplacements sont collés les uns aux autres et il y a pas mal de bruits, mais  les douches sont très propres et spacieuses! Cela fait l’affaire pour une nuit!

Location de caméra waterproof : à partir de 39$

 

Mimosa Rocks National Park NSW

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À voir: les magnifiques lagons du parc : à Wajurda Point, Moon Bay et Nelson Beach

Booderee National Park NSW

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Prix: 14$/jours

Attention à ne pas aller dans la réserve aborigène, strictement interdite au public.

Map ici. 

 

Montagne :

Les Blue Mountains (NSW)

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Prix : Gratuit

Où dormir gratuitement: Olympian Lookout

Durée à prévoir: trois jours (ou plus si vous avez le temps)

À ne pas rater: Lever et coucher de soleil à l’Olympien Lookout + Three Sisters à voir la nuit (9pm)

La plus belle marche : Wentworth falls national pass trail (départ à 8h pour éviter la foule). Départ du premier parking (pas celui du café), de ce sens-là, la marche est plus agréable!

 

Jenolan caves avec Lucas cave NSW

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Prix : Le prix est différent selon les grottes; nous avons fait la plus populaire et la moins chère, celle de « Lucas Cave » qui est à 35$/pers. Infos sur le site ici. Pensez à réserver en avance et venir tôt, car l’après-midi, le site est bondé!

Durée :le site est assez grand et offre une multitude de balades! Prévoir toute une journée pour se laisser le temps de découvrir une ou plusieurs grottes du site, mais aussi pour profiter des alentours.

Bush walks :

-Jenolan River Walk
(Working Waters Walk)

-Carlotta Arch Walk
(Shaping Waters Walk)

-Blue Lake Loop

-Devil’s Coach House Lookdown

 

Lamington National Park – QUEENSLAND

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Le plus: on y voit des perroquets et le beau Regent Yellow Bird – on peut y croiser des serpents, comme le Red belly back snake – on est immergé dans la forêt tropicale avec ses cascades et ses gigantesques arbres entourés de lianes.

Voir les différentes marches ici.

 

Montagne + mer :

 

Wilsons Promontory Park – VICTORIA

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À faire:

Le camping à Tidal River, pour observer et approcher les nombreux wombats !

La balade « Prom Wildlife Walk » (45min), pour voir les émeus et kangourous de près

Aller sur les plages de Whisky et de Squeaky, où il y a de nombreux granites et un sable blanc qui fait « squeak » à chacun de vos pas!

Les sentiers de randonnées à voir sur la map ici.

 

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Girraween National Park – QUEENSLAND

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À faire :

Le sentier « The Pyramid », l’ascension de cet énorme rocher de granite en forme de pyramide, pour une vue magnifique des environs et le fameux rocher qui tient en équilibre!

La « Granite Arch », pour observer cette formation de granite à la Obélix!

Le « Underground Creek » pour s’allonger sous cette roche en forme de vague géante

Autres marches agréables: « The Junction » et « Dr Roberts Waterhole »

Map ici

Uluru (Ayers Rock)

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Prix : 25$ par personne pour l’unique pass valable 3 jours

À faire: un lever et coucher de soleil sur Uluru et les Kata Tjuta

-Passez par le centre d’informations qui renseigne sur l’histoire du site

 

Les Olgas (Kata Tjuta)- NORTHERN TERRITORY

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Gorge et canyon :

Kings canyon – NORTHERN TERRITORY

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Bush walk: Faire la Kings Canyon Walk (6km) qui fait le tour du canyon et offre des vues spectaculaires! (Même sous la pluie!) Prévoyez des chaussures de marche, ça grimpe!

 

Avant d’aller dans un parc national, je vous conseille de toujours aller jeter un oeil sur le site national des parcs du pays, qui vous renseigne si il y a une quelconque alerte et des sentiers fermés (inondations, feux etc.), mais aussi sur les marches à faire, où camper, la faune et flore à voir, etc.

 

 

 

 

 

Articles

Voyager seule : un besoin, un défi, une liberté.

Parce que c’est parfois dur de comprendre pour la famille ou les amis notre soif de découverte et notre désir de vivre le voyage par soi-même. Parce que le fait d’être une femme n’aide pas à apaiser les craintes. Parce que le rêve se transforme soudain en envie, puis devient une nécessité.

 

Oui, « je veux voyager seule ! » et je vous explique pourquoi.

 

Avant de partir neuf mois en road trip en Australie, je regardais d’un air lointain et songeur ces jeunes femmes qui partaient découvrir seules le monde. Je pensais : « Ce n’est pas pour moi ! », « J’aurais trop peur ! » ou encore « Je préfère voyager à deux ! ». Tout en gardant ce côté admiratif, avec cette même distance, sans jamais penser une seconde que cela m’arriverait un jour. Et pourtant…

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Le voyage, ça te change

 

Je suis d’abord partie neuf mois en road trip en Australie avec ma moitié.

Vivre en van tout se temps à l’autre bout du monde te fait perdre tes repères, tes habitudes acquises tout au long de ta vie, ton confort. Il y a un temps d’adaptation, des hauts et des bas.

Et à un moment, naturellement, c’est comme si tu voyais le monde avec un œil neuf, un nouveau souffle. Tu te sens libre, libre d’aller où tu veux, de faire ce que tu veux, quand tu veux. Tu t’ouvres aux gens et tu partages. Fini les complexes ou ce manque de confiance en soi, tu ne te poses pas toutes ses questions qui te polluent l’esprit au quotidien ; tu VIS, simplement.

Voyager en couple (voir l’article ici) est quelque chose de fort et d’incroyable, mais qu’on se le dise, de dur aussi ! Le voyage à deux, que ce soit avec une copine ou ton copain, fait que tu dépendras toujours de cette personne : vous n’avez peut-être pas l’envie de faire la même chose à un moment donné, ou de parler à telle personne, ou l’un est d’humeur ronchon et l’autre non etc. Le voyage, vous le faites et le construisez à deux. Au fur et à mesure des mois, le voyage m’a tellement apporté qu’à un moment, j’ai ressenti cette limite qui est de ne pas être seule. Tes repères, ton confort, tes habitudes, ça devient l’être qui t’accompagne. Tu finis par penser pour deux, à deux, en même temps, et paradoxalement, cette entité prend le dessus sur toi en temps que personne.

Pour la première fois cette question m’effleurait l’esprit:

Le voyage, tel qui nous l’est raconté dans les livres et témoignages, n’est-il pas fait pour se sentir pleinement vivre en tant qu’un seul et unique être, dépasser ses propres limites ?

 

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L’idée naît puis grandit

 

Petit à petit donc, l’idée de voyager seule a commencé à se faire une place, pour grandir au fur et à mesure que je croisais des jeunes femmes qui étaient déjà parties en sac à dos.

Le voyage, ça te change : tu évolues, tu te connais mieux, tu prends confiance et tout devient possible ! Fini les barrières que t’impose indirectement la société. Tu vis, simplement.

Je ne voulais donc pas m’arrêter là. Il était temps pour moi de prendre un dernier risque et d’aller vers l’inconnue, cette fois seule. D’expérimenter le voyage par moi-même, de me prouver que je n’ai besoin de personne pour ressentir ce bonheur, cette liberté que l’on ressent lorsque l’on voyage. C’était le bon moment pour moi d’essayer, car en vingt-quatre ans, je ne me suis jamais sentie aussi bien qu’aujourd’hui, je ne me suis jamais sentie aussi libre et affranchie de toutes contraintes. C’était le bon moment, alors je tente l’aventure !

 

 

 

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On finalise le projet

 

Alors oui, l’anxiété est là, surtout au moment de confirmer la réservation de son vol, mais l’excitation prend toujours le dessus. Pour un premier voyage en solo, je choisis une destination proche de la France, l’Islande, et pars dix-huit jours en road trip autour du pays. Peut-être qu’être seule ne va pas me plaire, peut-être que la solitude va me peser, mais au moins, j’aurais essayé une fois dans ma vie et je pourrais dire avec certitude que « voyager seule, ce n’est pas pour moi ». Je ne veux pas un jour regretter de n’être jamais partie. C’est mon choix.

  • Merci à Morgane pour son témoignage auprès d’Alex Vizeo, qui lève les derniers doutes ou angoisses que tu peux avoir avant le départ! Vidéo ici. 

 

Partager la nouvelle avec ses proches

 

Je dirais que c’est la partie la plus angoissante dans la prise de décision !

Il y a les personnes admiratives et celles tout de suite derrière toi et qui te disent de foncer. Il y a les personnes surprises au début, mais qui t’encouragent. Et puis il y a les personnes qui se laissent submerger par la peur qu’il t’arrive quelque chose, parce que tu es une femme, que le monde dans lequel on vit est fou, et qui ne comprennent pas ce besoin de voyager seule. Tu t’expliques, tu te justifies.

Les raisons qui poussent une femme à partir en solo sont évidemment propres à chacune, mais voici des idées fausses que les gens ont tendance à se faire lorsqu’on leur annonce la nouvelle:

-Quelque chose va forcément mal, tu fuis

Ou tout simplement c’est un besoin, besoin de voir le monde par ses propres yeux et de voir ce que la vie peut offrir. Se retrouver pour mieux revenir après.

-Mais qu’est-ce que tu vas faire toute seule, tout le temps?

Partir en voyage à l’autre bout du monde neuf mois m’a permis d’avoir à nouveau confiance en l’être humain, car tu rencontres des personnes d’une générosité sans pareil. Le voyage, c’est le partage et les voyageurs deviennent une grande famille pour toi. Le voyage est guidé par l’imprévu et les rencontres, si bien que finalement, tu ne seras jamais bien seule très longtemps !

-Tu n’as personne avec qui partir   

Ça peut être le cas, et si ça l’était, il n’y a pas de quoi rougir! Ça peut être un bon déclencheur pour une femme de s’essayer au voyage solo.

-Et puis si tu es en couple et que tu pars sans lui, c’est de gros yeux ronds assurés!

On est au XXIe siècle ! L’homme ou la femme dans un couple est libre de faire ce qu’il a envie et de ne pas tout faire à deux. Partir en solo ne veut pas dire que l’on aime moins, on fait seulement quelque chose pour soi, comme on peut se faire des soirées entre copines ou aller faire sa manucure! Cela dépend aussi de ta vision du couple. Pour moi, être libre de faire ce voyage et le savoir heureux que je le fasse m’encourage à mille pour-cent!

-Mais tu vas te faire violer, agresser: c’est dangereux! 

Il y a des risques, comme partout, mais pas plus que de sortir faire la fête un soir en plein Paris ! (Je dirais même moins !) Tout est question de bon sens. Je ne vais pas me mettre dans des situations qui vont me mettre mal à l’aise ou qui peuvent signifier une prise de risques! Je fais attention. On ne peut pas toujours laisser nos angoisses dicter nos vies.

 

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Billets en poche, le départ est prévu le 13 juin ! Je vous ferais le bilan de cette aventure à mon retour !

Et vous les filles, quelles ont été les raisons de votre premier départ en solo?

 

Articles, Bons plans

10 applications indispensables quand on part en road trip!

Pratique

 

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Wifi Map (gratuit) : Une application complète qui te renseigne sur les spots wifis autour de toi, free ou non, code ou non (partagés par les internautes). Très pratique quand tu arrives dans une ville et que tu ne veux pas chercher trente ans!

 

 

AroundMe__2_Around me (gratuit): couvrant près de deux cents pays, elle localise tout ce qui est proche de toi selon la recherche que tu effectues (restaurants, banques, stations essence, parkings, hôpitaux etc.) Très utile!

 

 

 

screenshot2Booking.com (gratuit) : pour la réservation à la dernière minute d’un logement ! Instantané et très pratique ! Tout est évalué par les internautes, ce qui te fait une idée de la qualité du logement ou de l’activité qui t’intéresse.

 

 

 

 

 

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TripAdvisor (gratuit) : je l’utilise principalement quand je veux aller manger quelque part. Je regarde la note et les commentaires des gens. Sinon il y a aussi les hôtels, les sorties à faire, avec le lien pour faire ta réservation en ligne.

 

 

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Convertisseur de monnaies devises (gratuit) : si le change ce n’est pas ton fort, tout comme le calcul de tête, cette appli est pour toi ! Tu as toutes les devises et cela te convertit le montant que tu écris (besoin de wifi).

 

 

 

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WikiCamps (payant): quand elle est disponible dans le pays où tu comptes faire un road trip ex : Australie, USA, Canada. Je l’ai utilisé pour l’Australie et c’était ma bible ! Tu y as repertorié tous les spots gratuits pour dormir, mais aussi les caravan park, lieux où il y a des douches, les endroits qui valent le détour, etc. Il y a tous les détails (eau chaude ou froide, prix, prises électriques, sentiers de randonnées) Chaque lieu est noté avec un nombre d’étoiles pour t’aguyer et il y a de nombreux commentaires des voyageurs. Très complet. (Marche avec la wifi mais aussi offline).

 

 

Loisirs

 

Instagram-Android

Instagram (gratuit): Parce que quand tu vis un moment magique, c’est aussi sympa de pouvoir le partager en direct avec ta communauté et tes proches au lieu d’attendre de rentrer pour montrer toutes tes belles photos !

 

 

 

Shazam-Auto-detectShazam (gratuit): Parce qu’avant de partir je vais dans les tendances et je regarde le classement des hits du pays dans lequel je vais. Je découvre de nouveaux morceaux, mais aussi des artistes locaux.

Parce que quand je suis dans un café, bar, restaurant ou une  boutique et qu’il y a une chanson que j’adore, je « shazam » et je sais tout de suite le titre et le chanteur !

 

SCMB1Se coucher moins bête (gratuite): pour se détendre avant de dormir et apprendre quelque chose: ludique et rapide! Tu peux toi aussi soumettre ton anecdote; c’est parfait vu que tu en apprends toujours en voyageant!

 

 

Chat

 

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WhatsApp (gratuit) : Outil indispensable lorsque tu pars pour écrire ou appeler tes proches via la wifi !

 

australie, Galerie photo

Beechworth: un saut dans le temps

Des rues désertiques à la tombée de la nuit,

Des bâtiments datant de la ruée vers l’or,

Des arcades et des pubs comme dans les westerns,

Il n’en fallait pas moins pour enclencher le mode « Noir et Blanc » de mon appareil photo, comme pour faire un bond dans le temps et s’imaginer découvrir la ville de 1852, lorsque des miniers venus du monde entier ont débarqué pour rechercher de l’or.

Un charme à l’état pur !

 

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Articles, Bons plans

Faire pipi debout avec « Go Girl »

Avec ta copine, dans une rue, entre deux voitures :

-« C’est bon, y’a personne ? »

-« Non vas-y ! Grouille-toi ! »

…..psssssss……

-« Il y a quelqu’un qui arrive, dépêche-toi! »

-« Merde ! Je n’ai pas fini !

Tu te coupes, tu te relèves à la va-vite et tu t’en mets partout. Forcément, tu râles !

 

Qu’on soit franche. Qui ne sait jamais retenu pendant longtemps, à défaut de trouver des toilettes dans le coin, où parce qu’il y avait trop de passage pour baisser le pantalon et faire la grenouille ?

Qui n’a pas ressenti de la jalousie envers un homme, dos à vous, tourné vers un arbre, se soulageant sans se préoccuper une seule seconde de faire pipi dehors?

Qui n’a jamais balancé à son homme en train de se plaindre pour trouver des toilettes :       « ça va, c’est facile pour toi, tu peux faire pipi partout ! »

Qui n’a jamais été dégoutée de faire pipi dans des toilettes publiques crades au possible, où même si tu fais tes fessiers à 30cm de la cuvette, tu as l’impression de pouvoir choper une bactérie ?

Alors quand tu es en road trip à l’autre bout du monde, que tu sais qu’il y a des bêbêtes dangereuses, tu n’as pas trop envie de t’aventurer trop loin seule et de mettre tes fesses à 5cm du sol !

C’est pourquoi j’ai embarqué avec moi cet urinaire en silicone « Go Girl », au cas où…

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Le test :

J’ai donc décidé de m’imaginer avec un pénis toute une journée durant et faire pipi debout, à l’aide de mon petit objet ; de penser, d’imiter et de me sentir homme ! On oublie la position grenouille à ras du sol et on prend de la hauteur aujourd’hui les filles !

 

La réaction de mon copain (ah, les hommes !) :

-Quand je lui ai dit que j’allais faire pipi debout:

Il a fait la grimace. Un air de dégoût est passé sur son visage. « Ah non, je n’aime pas ! »

Car pour les hommes, faire pipi debout, c’est un truc de mecs, entre mecs, pour les mecs ! Ô chose sacrée !

Alors si tu lui dis que tu fais comme lui, il va tout de suite t’imaginer à côté et t’associer à ses pairs. Sa copine changée en mec… L’image ne fait pas vibrer!

Lui :« C’est comme si moi, je me mettais à faire pipi comme vous ! » Je grimace en l’imaginant agenouillé près du sol… Puis je rigole !

-« La seule différence, c’est que pour nous, faire pipi debout, c’est tout bénef’, vous aucun intérêt à se baisser ! » Roh, de toutes façons je m’en fiche, je teste !

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  1. Faire pipi dehors

 

2h30 du matin : Nous sommes garés sur un parking près de l’eau. Le fameux « pipi-en-plein-milieu-de-la-nuit » que tu retardes le plus. J’ai la tête dans les vapes, j’ai froid et il y a du vent dehors. Je n’ai pour m’éclairer, qu’un lampadaire au loin et la lueur de la lune. Je repère un buisson, me cale devant, saisis l’entonnoir à deux mains et c’est parti pour un essai !

Je dois avouer que je ne suis pas 100% sûre de moi avec mon état semi-endormi… Mais bon, comme je l’ai dit, il fait froid, alors je fais vite ! Pas besoin de mettre mes fesses à l’air, je le glisse par devant en laissant l’entonnoir dépasser, puis je me lance !

L’angoisse des premières secondes laisse place à un sentiment de soulagement (j’ai réussi !), puis à de l’excitation (je commence à m’amuser à faire des cercles) pour finir avec de la fierté ! On se sent grand, oui !

C’est TOI qui gères ton pipi !

Pas le vent qui t’oblige à faire le canard pour ne pas t’en mettre partout.

Tu n’es pas obligée de surveiller si la mare ne vient pas sur tes chaussures.

Tes fesses ne sont pas à l’air, victimes d’un regard indiscret ou du froid des rafales.

YOU are the boss !

J’enlève mon urinoir, je remets mon pantalon en place, je le rince, le replace dans le petit sac plastifié prévu à cet effet. Fini.

Le plus : tu as une main de libre !!! Tu peux donc faire deux choses en même temps, au lieu de relever à fond ton pantalon et de stresser!

C’était rapide, jouissif et en rentrant dans le van, toute fière je lance à mon copain : « Ça y est, j’ai fait pipi debout ! » (Pas besoin de s’imaginer la tête qu’il a fait!)

Que l’on soit un homme ou une femme, pipi debout ou non, on ressent le même sentiment pour ne pas être vu des passants ! (D’où l’arbre ou le buisson !) Car même si tu n’as pas les fesses à l’air, le devant, lui l’est !

Qu’on se le dise, c’est fun de faire pipi debout ! Tu observes la scène d’en haut et tu as toi aussi ton jet courbé qui suit n’importe lequel de tes mouvements ou directions que tu veux qu’il prenne !

À penser avant de te lancer en pleine nature… Il faut s’assurer d’avoir une petite bouteille d’eau à disposition pour le rincer directement après. Pas très hygiénique sinon.

Je valide pour l’utilisation dehors !

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  1. Faire pipi aux toilettes

 

On va voir si c’est dur de viser dans le trou de la cuvette ! (Raison évoquée par les mecs pour justifier les gouttes de pipi partout).

J’ai un sentiment étrange : c’est la première fois que j’observe la cuvette sous cet angle… Avant de me lancer, j’essaie de calculer la bonne distance pour être sûre de viser juste ! (Que je ne me retrouve pas à nettoyer mes conneries !)

Je dois dire que ça fait tout drôle de ne pas tourner le dos à la cuvette. Ça revient à un tête-à-tête. Même elle a dû s’étonner de me voir arriver de face !

J’écarte un peu les jambes, je maintiens bien l’entonnoir, et me lance ! Easy. Tu peux même contrôler ton jet en mettant de petites pressions sur l’urinoir hahaha ! Tu égouttes (en faisant les mêmes gestes que les mecs !). Hop, fini !

Challenge réussi.

J’étais dans les toilettes pour handicapés avec le robinet à disposition pour le rincer tout de suite. Par contre, je m’imagine si je sors des toilettes avec mon urinoir à la main devant tout le monde et le rince dans l’évier où ces chères dames se lavent les mains, on risque de me regarder bizarre…

Quand tu te retiens pendant longtemps et que tu en as pour une minute minimum de pipi, c’est définitivement le bon plan : pas de courbatures aux cuisses/fessiers à force d’être en suspension.

Enfin, si les toilettes sont dans un état catastrophique, psychologiquement on se sent mieux d’être le plus loin possible de la cuvette !

Hormis ces situations, je ne vois pas l’utilité de l’utiliser tout le temps dans un cadre où tu as de l’intimité !

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  1. Bilan de cette journée :

 

Ce n’est quand même pas un automatisme d’utiliser son urinoir… l’habitude de faire la grenouille surement! Mais de se dire que l’on peut le faire et qu’on détient la solution pour nous sortir de toutes les galères évoquées plus haut, c’est top !

Donc non, désormais je ne ferais pas tout le temps pipi debout, mais je le réutiliserais, ça, c’est sûr !

 

Alors, tentée pour prendre de la hauteur toi aussi ?

 

 

Infos utiles :

Go Girl

Prix : 16€

Site web : http://www.youpee.fr

Articles

Partir en couple

« Partir en couple, c’est dur ? » Haha ! Je vais tout te dire. Je me la suis moi-même posée avant de partir et je peux te dire qu’en effet, « ça passe ou ça casse ! » Nous avons passé neuf mois à vivre en van en Australie, ce qui implique d’être 24h/24h avec ta moitié et si l’expérience était magique, on a aussi eu des bas ! Évidemment, chaque histoire est différente, mais après avoir rencontré beaucoup de couples, on se reconnaît sur beaucoup de points ! J’ai ressenti le besoin d’écrire à ce sujet, car si partir en couple présente de multiples avantages, ce n’en est pas moins dur, il faut être honnête !

 

Avant de commencer, je tiens à préciser que je suis avec ma moitié depuis six ans (cinq et demi quand nous sommes partis), nous vivions ensemble, donc je pense pouvoir dire, avant même ce voyage, que nous avons dépassé le stade de la découverte.

Ce road trip de neuf mois en couple, je le vois comme une chaîne montagneuse qui atteint des pics de joie intense, entrecoupés par des petits caps où ça va moins bien (le temps d’adaptation, le « après » travail en ferme, le ras-le-bol de la vie en van etc.)

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  1. Le temps d’adaptation

 

Ah ! Le fameux temps où tu t’habitues à un petit espace, à un mode de vie à l’opposé de ce que tu as en France et où tu expérimentes des journées complètes avec ton homme. Pour faire simple: nous sommes passés par ce temps d’adaptation là, ponctués par de nombreuses disputes.

Pourquoi ?

Tous tes repères sont en France. La vie en van, c’est nouveau et c’est aussi un générateur de stress au début. Où dormir ce soir ? Où se doucher ? Tu vois ton sex appeal disparaître au fur et à mesure que ta repousse de poils de jambe apparait. Ta vie sexuelle… Eh bien elle est toute chamboulée dans ce petit espace où il fait vite chaud et où tes voisins sont au courant de tout ce qui s’y passe. Et enfin, tu n’es PAS habituée à vivre H24 avec ton homme. Avoir son train-train « métro-boulot-dodo », c’est une chose; partager tout de ta journée et à n’importe quel moment, c’en est une autre!

En plus de ces changements, on a eu le temps contre nous:  le froid, le vent et la pluie de Melbourne. Cela a été la source de beaucoup d’énervement ! Car oui, quand tu te réveilles gelée, que tu es toute la journée gelée, que tu t’endors GELÉE, eh bien quand arrive le moment de faire à manger, faire la vaisselle sous la pluie, de chercher les brosses à dents, etc. Eh bien tu n’as pas envie de bouger TES fesses. Donc ton état frigorifié et ta frustration, tu ne peux que le faire subir (indirectement ou non) sur ta moitié! Car si tu es ronchon ou vice-versa, cela aura forcément un impact sur l’humeur de l’autre… Autant dire que vous n’êtes jamais accordés quand il s’agit d’être de mauvais poil!

Je parle ici d’un temps d’adaptation, car passé deux semaines dans le froid, après moult discussions et avoir décidé de mettre le cap sur Brisbane, tout s’est déroulé au top !

 

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  1. Les défauts en exergues

 

Être en couple, puis emménager ensemble, c’est différent. Là aussi, vivre ensemble dans une routine sédentaire en France et vivre en van, ce n’est pas comparable. Tu connais ta moitié, c’est une chose. Crois-moi, tu la redécouvriras encore plus en vivant en van ! Et les petits défauts qui t’agaçaient en France, eh bien attend-toi à les avoir ici, mais puissance 100 ! Attention ceci vaut à chaque fois dans les deux sens, car tes défauts, toi aussi tu auras beaucoup de mal à les contrôler !

Nous on en rigole, Bastien me dit : « Si tu savais à quel point j’ai envie (parfois) de te mettre la tête dans les toilettes ! » et moi qui pense tout bas… « Si tu savais à quel point j’aimerais faire pire ! » hahaha

Sérieusement, après neuf mois, même de petites choses insignifiantes peuvent vite déboucher sur une dispute :

 

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Petites anecdotes où tu pourrais te reconnaître :

 

-À la recherche de l’objet perdu

-« Ma chérie, tu sais où est le dentifrice? »

-« Bah non c’est toi qui l’as rangé, tu te souviens plus où tu l’as mis encore?! »

-« Ha non! Hier c’est TOI qui l’as utilisé en dernier »

-« Roh ! Non mon chéri! T’as vraiment pas de mémoire ! »

 

-Indication de la route

-« À la prochaine, tu tournes à droite »

-« Je tourne à droite ou à gauche? »

-« À droite ! »

-« Où ? »

-« Là ! »

-Pfiou! (raté…)

 

-La fameuse question « qu’est-ce que t’as » qui peut déclencher un ouraganda ! Quand tu crois que l’autre est énervé, mais qu’il ne l’est pas. Puis qu’il le devient. Que vous le devenez ENSEMBLE!

Il y aura des hauts et des bas, des périodes où les disputes seront plus marquées. Il y aura des moments où tu ne pourras plus piffrer l’autre. Cela ne veut pas dire que vous ne vous aimez plus. Moi c’est l’homme de ma vie et je le pense sincèrement, mais cela ne m’a pas empêché de me dire, comme pour lui  :« Pfiou j’en peux plus, c’est trop là ! » 

C’est pourquoi je pense que six mois en van est une période raisonnable en couple, après cela devient plus dur.

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Quand tu te rends compte que ça fait trop longtemps que vous êtes que tous les deux:

-« T’as vu! Il y a des douches gratuites ici! »

-« Ah cool! »

-« Tu te rends compte qu’on n’a rien à se raconter…? »

-« En même temps… on voit les mêmes choses! »

-Quand tu réponds à quelqu’un en même temps et que tu dis la même chose. Et que tu ne t’en aperçoives même plus, c’est la personne en face qui te le dit! 

-Quand tu connais par coeur toutes les réponses de ton homme aux questions basiques dès que vous rencontrez de nouvelles personnes. (Et que tu te répètes le speech dans ta tête avant même que les mots sortent de sa bouche). 

 

Alors oui, parfois on s’est dit:

-« Non mais là, il faut qu’on voit du monde… il faut qu’on parle à d’autres personnes, ce n’est plus possible! »

-« Ok, mais qu’est-ce qu’on a fait? »

Du HelpX ou du travail en ferme! ON SE SOCIALISE les amis!

Le petit plus?

-Trouver des activités à faire SEULS, par exemple : la pêche pour lui et pour toi écrire ton journal, faire tes photos, lire etc.

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The best team ! 

 

Ta moitié c’est aussi ton meilleur ami, ton amour, ton amant… Attend ton quoi ? Ce qui fait qu’on se définit en tant que couple, c’est bien évidemment les petits bisous et les câlins sous la couette ! Bon. En road trip, c’est compliqué… Vous n’êtes pas en vacances où quand vous partez deux semaines au soleil, c’est farniente tous les jours. Ici, encore une fois, c’est le road trip. C’est fatigant, beaucoup de route, de marches, de surprises (bonnes ou mauvaises) et H24 ensemble… Oui, il n’y a pas de boudoir pour souffler dans le van (sauf si tu t’enfermes à clé et le laisses dehors, ça peut être une idée que je n’ai pas encore testée!). Donc les petits bisous, eh bien ce n’est pas tout le temps.

-« Mouac » -Ah tu piques ! Faut raser hein c’est pas beau là! –« On en parle de tes jambes ?! »

Le « on se donne la main pour marcher » Pas tout le temps.

Le « je te séduis avec mes sous-vêtements ou mes vêtements que tu as vus 270 fois », ça n’a plus trop le même effet. Pas d’effets du tout.

Et le câlin farniente ça donne :

« -Aïe ! Merde. -Quoi? – C’est le plafond ! »

« Après quelques minutes … -Pfiouuuu ce qu’il fait chaud là ! -Ah oui c’est l’horreur, allez on finit!»

« -Brrr, ah non trop froid, je reste sous la couette ! »

« Cri cra cri cra … (bruits de crissements)… – « non non plus doucement … la honte… ah, non, encore plus doucement… » Immobiles. »Bon ba… »

« -Attends stop! Chut chuuuut il y a un van qui vient de se coller à nous, putain ! »

Rien que de l’écrire j’en rigole ! Mais tout est dit. Tu ne peux pas avoir la même vie sexuelle que tu as avec lui en France. Les conditions ne sont pas avec toi, donc ce sera moins souvent… beaucoup moins souvent… et moins longtemps ! Oui, c’est frustrant. Non je n’ai pas de solutions. Ça fait aussi partie de l’aventure!

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  1. Remises en question

 

Il y aura un moment où tu te poseras des questions. Sur toi, pourquoi tu agis comme ça. Sur lui, pourquoi il est comme ça. Sur vous, pourquoi vous vous disputez autant. Et le fameux: « Qu’est-ce qui nous arrive ? »

 En France nous sommes un couple relativement indépendant. Chacun fait des choses de son côté, on ne fait pas tout ensemble. Et on ne se dispute qu’à de rares occasions. Et cela nous convient parfaitement ! Le choc donc de nous voir confrontés à des disputes, plus que de raison, et de se retrouver démunis face à la situation.

Quelques clés pour amorcer une réconciliation 

 

Se connaître et accepter ses défauts. Ce qui te permettras de te mettre à sa place et oui, d’admettre que ton attitude à un instant T, énerverait n’importe qui, toi la première!

Ravaler sa fierté et arrêter de se dire « c’est lui qui a commencé, donc ce n’est pas à moi de m’excuser la première… ». Réfléchis sur ce que tu as dit qui a pu le froisser et excuse-toi. Dur, mais ça débouche la situation, on parle et les deux s’excuses.

Toujours communiquer après une dispute pour comprendre d’où elle est partie et voir comment faire pour éviter au mieux que cela se reproduise.

Ne pas laisser les petits détails qui t’énervent grandir et prendre de grandes proportions ! Sois franche avec ta moitié et dis-lui ce qui te met hors de toi ! Carte sur table, à chacun de faire des efforts.

Moi par exemple, dès qu’il commençait sa phrase par « Tu sais où est…. » Cela me mettait hors de moi et m’angoissait ! Ma réponse sur un ton sec : « Réfléchis ! », lui faisait le même effet ! Après en avoir discuté, il cherchait d’abord (…et me demandait ensuite ! hahaha !) Mais c’est quelque chose qui est passé (enfin, sauf s’il ne le trouve vraiment pas! ) et on en rigole! (bon pas toujours!)

-Mon mot fétiche : « RE-LA-TI-VI-SER » ! Tu n’es pas dans un cadre stressant, tu es là pour vivre une aventure, ne pas te prendre la tête. Alors les petits tracas du quotidien qui en France pouvait t’énerver, ici, fais en sorte que ça te passe au-dessus!

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Bilan :

 

« Partir en couple, c’est dur ? »

Oui.

« Ça vaut le coup ? »

Oui, sans hésiter, à 200%!

 

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Pourquoi ?

Avec qui rigoler de tes pieds qui puent après une longue journée? 

Sur qui réchauffer tes pieds gelés et déclencher une avalanche de cris ?

Avec qui faire ta commère sans être jugée?

Avec qui rigoler de tes jambes de yéti et te sentir quand même jolie?

Le meilleur moment de ma journée ? Le soir posée dans le van, blottie dans ses bras.

Encore une fois, c’est ton amour, ton amant et ton meilleur ami. Alors tu commères, tu papotes, tu ris, tu pleurs, tu bougonnes, tu découvres, tu vis tout et avec lui ! … pour le meilleur et pour le pire!

 

 

 Marion.

 

Articles, Bons plans

HelpX dans une ferme de chèvres !

Pour notre second HelpX, nous avons choisi de travailler deux semaines dans une ferme où l’on fabrique du fromage de chèvre. Bienvenue au Leaning Oak, chez Gloria et Alan, à Mudgee, dans le New South Wales !

 

Nous sommes en pleine campagne. Mudgee est une ravissante petite bourgade datant de la ruée vers l’or et qui a su préserver tout son charme d’antan. Au coucher du soleil, on assiste à la spectaculaire migration des chauves-souris pour se nourrir. Un flux ininterrompu de plus de trente minutes avec des milliers dans les airs !

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Arrivés au Leaning Oak, nous sommes accueillis par quatre bébés chèvres « Maple, Confetti, Mélanie et Sydney », Gloria, qui gère toute la ferme et Al, l’alpaga curieux qui se demande qui nous observe de loin ! La propriété est grande, avec près de deux cents chèvres et une centaine de moutons. On a le droit à une petite dégustation des fromages de chèvre fabriqués ici, comme la délicieuse Fetta pesto, le Honey Goat cheese ou encore le Blue Goat cheese. Enfin du fromage en Australie !

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Clap clap clap « Come in ! » : c’est bras écartés et en tapant des mains que l’on fait rentrer dans leur enclos la centaine de chèvres. C’est un peu la cohue, mais elles savent bien où aller et tout va très vite. Vient au tour de donner le biberon aux quatre bébés chèvres. Je prends Maple et Confetti, les plus jeunes et Bastien prend Sydney et Mélanie. C’est la première fois que l’on fait ça: je suis complètement gaga !

Une journée type :

 Lever 7h

7h45 : biberon des bébés chèvres

8h : début de la traite

11h30/12h : fin de la traite

Déjeuner

Parfois vaisselles, packaging des fromages

17h30 : biberon des bébés chèvres

18h ou 20h30 : si on le désire, assister à la fabrication des fromages

Si on accompagne Gloria à un des marchés : départ 5h du matin, retour vers 15h.

Ce sont des journées relativement faciles à faire, un peu physique la traite, car il y a un rythme à tenir. À la fin de la journée, tu es quand même un peu fatigué. On travaillait environ six heures par jours, mais c’est arrivé que l’on fasse plus (ce n’est en tout cas pas les 4h indiquées dans l’annonce). À chacun de nos temps libres, je les passais avec les bébés, que ce soit pour une partie de cache-cache, de chats (oui, les chèvres adorent s’amuser !) une petite sieste ou des câlins ! Tu as une journée de repos par semaine.

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Bastien au milieu des chèvres… et avec Al, l’alpaga!

 

La découverte de la traite !

Chaque traite te réserve un lot de surprises ! Ça peut devenir sportif les jours où les chèvres se sont levées du mauvais pied (et bizarrement il y a des jours comme ça où elles s’y mettent toutes !). Ou bien tout calme les jours où elles sont joyeuses ! Mais ne jamais perdre de vue les « jumpers » (celles qui ont tendance à sauter la barrière pour repasser le plus de fois possible), celles qui s’échappent de leur parcelle lors de la traite et celles qui kickent (jolis coup de pied à l’appui et belles frayeurs !)

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Car les petites, elles sont malignes ! La première fois que l’on s’est retrouvés seuls avec Bastien pour gérer la traite, elles nous ont testés ! Autant dire que c’était l’anarchie ! Je me suis dit intérieurement, elles doivent bien se marrer ! Impossible alors de reconnaître les vilaines qui repassaient pour avoir plus de graines, victimes des sournoises qui se donnaient à cœur joie en kick, les têtues qui refusaient de sortir et créaient un embouteillage. Bref. Autant dire qu’il nous a fallu quelques jours d’adaptation avant de devenir des pros !

Mais aussi le même temps pour elles de s’adapter à nous, les petits nouveaux qui débarquent ! Après tout roulait ! On les reconnaissait souvent par leurs mamelles : certaines ont du lait dans une seule mamelle (Incroyable !) et par leur caractère.

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Ready to go!

Alors, la technique ?

Faire rentrer dix chèvres dans l’enclos et éviter que les bébés s’y faufilent. Pendant ce temps, l’autre personne remplit d’un bol de graines chaque coupelle (ce qui va permettre d’occuper les chèvres durant la traite). Lorsque Bastien ouvre la porte qui mène aux machines, c’est le rush ! On attire la chèvre avec notre main pour qu’elle passe la tête dans le cornadis autobloquant fixe (pour utiliser le terme exact!) que l’on referme derrière (ce qui permet de ne pas s’échapper en pleine traite !). On passe derrière et nous avons la vision de dix fessiers et mamelles de chèvres face à nous. Intimidant ? Perturbant ? J’emploierais le mot « surprenant » !

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La mamelle la plus massive de toute!

Avant de leur mettre le tube sur chaque mamelle qui va faire pression pour sortir le lait, on passe notre main sur le côté de sa cuisse en lui parlant puis on touche d’une caresse ses mamelles.

  1. Ça la prévient qu’on arrive et que c’est son tour ! Oui, ça ne doit pas être agréable tous les jours !
  2. Ça nous donne des pistes sur la manière dont elle va réagir. Si elle saute et kick tout de suite, on sait qu’il faut lui maintenir une, voire les deux chevilles. Si elle ne réagit pas, c’est « finger-in-the-nose » !

En tout cas, on a bien ri avec ces petites chèvres ! Voici un diaporama qui rassemble tous les portraits de chèvres pris pendant la traite! Que du fun!

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Un plaisir immense de découvrir les chèvres

N’ayant jamais eu l’occasion de travailler en compagnie de chèvres, elles étaient pour moi un mystère. Je ne pensais pas qu’elles pouvaient être aussi affectueuses envers les hommes, têtues (ça, définitivement!), et très intelligentes.

En effet, elles observent beaucoup leur environnement, comprennent vite comment marchent les choses et le mémorisent. Par exemple, certaines savaient ouvrir les portes qui mènent aux machines. Elles se rappellent du comportement que tu as envers elle et vont réagir en fonction. Elles sont très curieuses et aventureuses, ce qui peut les mettre en danger bêtement. Elles montrent également beaucoup d’affection et réclament des caresses et des câlins !

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Maple qui pousse avec sa tête pour un câlin

Au fil des jours, on a créé un lien fort avec nos quatre bébés Maple, Confetti, Sydney et Mélanie. Au son de notre appel « Babies ! », les quatre beuglaient de leur petit cri en cœur et couraient vers nous ! Le matin, dès qu’elles entendaient notre réveil sonner dans le van, elles poussaient leurs cris et accouraient près de la porte pour nous accueillir ! (Trop mignon !!!) Chacune à son propre caractère et toutes adorent jouer ! Il suffisait que l’on se mette à sauter et courir sur les gros sacs de pailles, pour qu’elles nous imitent et fassent les folles !

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Petite sieste des quatre!

Elles nous suivaient partout, les quatre à la queue leu leu, et se posaient tout contre moi pour dormir. Ils sont devenus nos petits bébés !

Maple, ma petite chouchoute, est la plus jeune des quatre. La première a m’avoir fait un gros câlin. Toute fragile et en demande d’affection, elle est vraiment attendrissante ! Confetti, le seul garçon est intenable quand il a faim et adore pousser tout le monde pour avoir ses caresses !

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Maple et Confetty qui se fendent la poire!

Sydney est la plus indépendante, curieuse, elle explore tout autour d’elle. Elle referme généralement la marche des trois autres. Elle adore s’endormir avec des caresses sur la tête.

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Bastien et Sydney

Mélanie donne toujours la patte pour avoir un câlin. Elle peut devenir une vraie petite jalouse en poussant frénétiquement les autres et bon Dieu qu’elle est têtue quand elle a décidé quelque chose !

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Fabrication du fromage

Nous avons assisté à la fabrication du fromage fait à partir du lait frais des chèvres. Rien de bien passionnant. De la précision, quelques ajouts de compléments dans le fromage, couper, puis laisser reposer. Ajout à la fin de pesto, chili, oignons ou autres. Le résultat était à la hauteur, car les fromages étaient très bons, mais cela n’a pas éveillé en moi l’envie de faire ce métier ! C’est une montagne de vaisselle qui est à la clé !

Gloria travaille d’arrache-pied tous les jours. Elle jongle entre la traite (quand il n’y a pas d’helpers ou Fiona), la dégustation de ses produits (un groupe peut venir n’importe quand à la ferme), la fabrication du fromage, les marchés (quand Alan ne les fait pas) et le rôle de maman ! Ça fait beaucoup en si peu d’heures, donc gros bravo !

J’ai eu l’occasion de l’accompagner une fois sur un marché. Il y a très peu de producteurs de fromages (2 max) et très rarement de fromages de chèvre (ce n’est pas développé en Australie). La clientèle, elle l’a et ses fromages cartonnent ! Je ne l’ai jamais vue aussi épanouie que lorsqu’elle faisait le marché, papotant avec les passants et parlant de ses fromages.

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Dégustation de fromages!

Une rencontre que l’on retient

S’il y a une personne, non deux, qui a marqué notre séjour là-bas, c’est Fiona, qui travaille à la ferme quelques jours par semaine, et sa mère que l’on a rencontrée chez elle, toutes deux d’une gentillesse ! On a eu l’occasion de venir aider Fiona dans sa ferme, à trente minutes de celle de Gloria, où elle a vaches et chèvres sur un terrain gigantesque !!!

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Fiona qui donne le biberon à Ginger et Pretty

Cette journée fut la plus épuisante de toutes ! On a dû d’abord rassembler dans un enclos les plus de deux cents chèvres (et leurs bébés). Le terrain étant grand, ce fut une franche partie de rigolade tant les chèvres partaient dans tous les sens !

Une fois enfermées dans l’enclos, on a du prendre chaque bébé, leur faire un piercing à l’oreille avec l’étiquette de l’année où il sont nés, et pour les garçons, leur mettre un anneau en plastique autour de leurs testicules (autant vous imaginer des hurlements et un regard apeuré à vous déchirer le cœur !)

Bastien a du attraper et maintenir les gros boucs dominants pour les marquer au spray rouge (cela signifiait qu’ils allaient être vendus). Enfin, on a fait passer une par une les chèvres dans un petit corridor pour leur passer du produit antiparasites et marquer celles qui allaient être vendues.

C’était du sport !

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À l’arrière du pick-up!

On termine avec un diaporama qui retrace notre expérience. Voir la vidéo ici. 

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On fait le point sur le HelpX: 

Points forts :

-Expérience incroyable avec les chèvres (bébés, traite + lien créer avec elles)

-L’occasion d’apprendre la fabrication d’un fromage de chèvre et de suivre la fabrication de A à Z.

-Découvrir la ferme de Fiona, ses chèvres et de partager de bons moments avec sa famille.

Points faibles :

-Une hygiène à l’intérieur de la maison déplorable (on a dormit dans notre van toute la durée du séjour)

-Aucun lien de tisser avec la famille, malgré la gentillesse de Gloria : l’adolescente étant détestable, tout comme le père l’était envers ses chèvres. Nous ne sommes restés que pour les chèvres. Deux semaines c’était le mieux que l’on pouvait tenir.

-Malgré quelques repas appétissants, il n’y avait rien à manger le midi ou le soir, si Gloria n’est pas là, on se débrouillait. (On a donc préféré pendant 3 jours  où elle était absente d’aller au mcdo plutôt que de partager le repas du soir avec le père et la fille!).

Alors, tenté par un HelpX avec les chèvres toi aussi?

Marion. 

Articles

Le ballet des géants

De mai à octobre, la côte Est de l’Australie accueille près de 25 000 nouveaux visiteurs dans ses eaux : les baleines à bosses. La « saison d’observation des baleines » touche bientôt à sa fin ! Cap sur l’océan, à la rencontre de ces cétacés.

 

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Au départ du bateau sur la Shark River

 

 

Surfers Paradise. Queensland. Pas un nuage à l’horizon. Le soleil se reflète majestueusement sur la surface de l’eau. Des conditions optimales pour observer le cinquième animal le plus imposant au monde (entre 12-16 mètres de long). Le capitaine, Gary Law, les observe depuis huit ans et s’attend toujours à être surpris. « On en apprend toujours avec elles ! Chaque jour, le spectacle est différent. » Dit-il avec une pointe de mystère dans la voix.

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Gary Law, le capitaine

Après avoir longé les nombreuses villas qui jalonnent la Shark River, l’océan s’offre devant nous. L’excitation se fait déjà ressentir parmi les passagers, à l’affut du moindre mouvement dans l’eau. C’est ici, dans des eaux avoisinant les vingt degrés, que les baleines à bosses viennent procréer et donner naissance à leur bébé.

« Toutes n’arrivent pas au même moment. Chacune restera en moyenne trois mois dans les eaux australiennes. » Renchérit un de membre de l’équipage.

L’Australie est donc une étape incontournable avant leur longue migration de vingt-cinq mille kilomètres vers l’Antarctique, où elles peuvent perdre jusqu’à 15% de leur poids initial!

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Avant de disparaître sous l’eau

 

Un chant complexe

Le bateau s’arrête. « Si vous apercevez un jet d’eau dans les airs, cela annonce que les baleines vont monter à la surface pour respirer ! » En effet, même si elles peuvent rester jusqu’à 45 minutes sous l’eau, les baleines remontent en moyenne toutes les 5-10 minutes. « Là-bas ! » Lance une des passagères. En un instant, on aperçoit plusieurs jets qui fendent l’air et à la surface, leur dos noir qui apparaissent. Un petit groupe s’avance tout près du bateau… « C’est tellement intense, voire fou que l’on a du mal à réaliser qu’on observe des baleines. C’est comme si c’était irréel ; magique ! » Nous fait partager Marc, à bord du vaisseau.

« Les baleines sont très sociables. Explique Gary. Elles restent 2-3h avec un groupe, puis elles repartent à la rencontre d’autres baleines. »

Elles sont aussi très curieuses. Fines observatrices avec une ouïe développée, elles n’hésitent pas à s’approcher des bateaux et multiplier les sauts.

Si l’on tend l’oreille, on distingue leur chant, émis uniquement par les mâles à la saison des amours. Le biologiste marin Philip Clapham le décrit comme « le plus complexe du règne animal. » Un chant mélodieux, élégant et puissant qui résonne au plus profond de nous.

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« Par leurs chants, les baleines envoient des messages « cryptés », une même séquence répétée toute la journée pour faire passer des messages, communiquer avec son espèce, séduire, impressionner ou encore chasser un banc de poissons. » Précise Gary.

L’analyse des scientifiques Roger Payne et Scott McVay sur le chant des baleines dans un article intitulé « Songs of Humpback Whales” en 1971 a éveillé l’intérêt des médias et du public en démontrant la haute intelligence de l’animal.

 

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Un spectacle magique

Une nageoire caudale unique

La baleine à bosse est connue pour la taille importante de ses nageoires pectorales, ce qui lui a valut le nom scientifique de « Megaptera (grandes nageoires) Novaeangliae (Nouvelle Angleterre, où elle a été découverte). Une fois qu’il a repris de l’air à la surface, pour plonger en profondeur, le cétacé cambre le dos et sort largement sa nageoire caudale (queue). Le dessous de cette nageoire et le bord postérieur est propre à chaque baleine, ce qui permet aux scientifiques de les répertorier.

« Ce sont comme des empruntes digitales ! » suggère Gary aux enfants du bateau.

En effet, on constate des ondulations sur le bord de la queue ainsi que des motifs sur la face ventrale, qui ne changeront pas au cours de leur vie. Depuis cette découverte, la baleine à bosse est devenu l’espèce de baleine la plus étudiée par les scientifiques, les autres ne possédant pas un tel moyen d’identification.

Fait incroyable, en 1991, pour la première fois en Australie, une baleine à bosse albinos mâle a été aperçue. Migaloo (en langue aborigène le « garçon blanc ») est devenue une célébrité locale du fait de sa couleur blanche rarissime pour l’espèce. Encore aujourd’hui, il demeure le seul de son espèce dans le monde.

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Une espèce protégée

Même si depuis plusieurs années les scientifiques observent une augmentation de leur nombre par an (env10%), la baleine à bosse reste néanmoins au 3ème rang des grandes baleines en danger et reste sur la liste des espèces protégées. « Il y a huit ans, on en comptait environ 14 000 qui venaient autour de nos côtes, aujourd’hui c’est près de 25 000 ! » explique Gary.

C’est à partir du XVIIIème siècle que l’on a réalisé la valeur marchande des baleines et que le commerce de leur chair a commencé. C’est au XIXè et XXè siècle que le déclin de la population des baleines à bosse a été dramatique, suite à une chasse de masse effectuée par de nombreux pays, tel que les États-Unis ou le Japon. L’espèce a frôlé l’extinction au cours du XXè siècle, diminuant de plus de 90% ! C’est pourquoi un moratoire sur la chasse à la baleine à bosse a été établi en 1966, ainsi qu’un moratoire général en 1986 qui autorisait toujours la chasse aux baleines à des fins scientifiques.  Plus récemment, en mars 2014, la Cour Internationale de Justice a ordonné l’arrêt de la chasse à la baleine dans l’océan Antarctique par les Japonais, même sous un prétexte scientifique. Une avancée donc qui pourrait avoir des répercussions sur les autres zones et pays qui la pratiquent toujours (ex : Pacifique Nord, l’Islande ou encore la Norvège). En Australie, l’histoire du « Killer of Eden » est très connue. On y raconte qu’un orque à la frontière du New South Wales aidait les hommes à localiser et tuer les baleines (dans les années 1890). On peut voir son squelette au musée de la ville d’Eden. Si depuis les années 1990 l’observation des baleines dans le monde est un tourisme fleurissant, après des débordements de bateaux qui pourchassaient des groupes de baleines, de nombreuses règles sont en vigueur quant au respect de distance avec l’animal. Par exemple, le gouvernement du Queensland a ordonné une zone d’exclusion de 500m autour de Migaloo (albinos). « J’ai apprécié pouvoir les observer dans leur habitat, de les respecter sans trop se rapprocher avec le bateau. Ce sont elles qui sont venues à nous. C’est une chance unique ! » Confie Elise, 42 ans.

Après quelques heures et un spectacle époustouflant, c’est l’heure du retour à la terre ferme. On se sent chanceux et on a toujours du mal à se rendre compte de ce qu’on vient de vivre, un pur ballet des géants.

Une expérience émouvante, vraie et tout simplement magique !

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Compagnie à Surfers Paradise (Queensland): Whales in Paradise prix: 99$/pers

Un conseil: vivez l’instant présent et laissez l’appareil photo de côté!

Marion. 

 

Articles, Bons plans

Travailler dans un refuge de kangourous

Pour notre troisième et dernier HelpX, nous avons choisi de travailler chez Betty Wildlife, part of Eagles Nest, un refuge de kangourous à Kuranda (North Queensland), un rêve pour moi! Ici sont amenés des kangourous/wallabies/wallaroos orphelins ou blessés, afin de les guérir, qu’ils grandissent, dans l’objectif de les relâcher dans la nature.

 

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Première rencontre 

L’excitation est à son comble lorsque l’on franchit la grille qui nous sépare des huit bébés kangourous et des deux adultes : Harvey, le fan des sachets de thé noir et Zorro, le plus vieux kangourou du refuge. Il y a les plus curieux, qui viennent nous dire bonjour, ceux qui font une petite sieste dans leur poche et les plus timides, qui ne se laissent pas encore approcher. Nous sommes donc dehors. Ici sont placés les bébés kangourous assez grands pour commencer à apprendre à vivre dans la nature (se nourrir d’herbes, s’imprégner du temps, être alerte aux dangers et vivre en communauté).

Nous avons donc Niple et Oskar (mes chouchous), Nelson et Max (les chouchous de Bastien), Nana, Doris, Amanda et Krystal.

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En attendant que la cage soit toute propre! (Nana, Niple et Oskar)

 

À l’intérieur, nous avons sept autres kangourous et wallabies, dont une adulte. Ici sont placés les plus petits, ainsi que les blessés. Chacun a sa poche que l’on suspend à un cintre. Ils sont dans des berceaux de bébé.

Nous avons ici Olivia et Faith (nos chouchoutes), deux red kangourous, Mickey et Minnie, Anni et Angel (quatre bébés wallabies) et Ava (wallabie adulte).

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Faith et Olivia en virée à l’extérieur!

 

Un planning bien chargé

Les journées sont rythmées par un planning bien défini par les horaires où l’on nourrit les bébés, par l’entretien du refuge, mais aussi par les imprévus, comme aller chercher un kangourou blessé, l’emmener chez le vétérinaire etc.

Journée type :

6h30 : Réveil

7h : nourrir les bébés kangourous/wallabies de l’extérieur

7h30 : nourrir les oiseaux/chauve-souris/lézard/chouettes et nettoyer les cages

9h : petit-déjeuner

10h : nourrir les bébés wallabies à l’intérieur

11h : nourrir les bébés kangourous à l’intérieur

11h30 : nourrir les bébés kangourous extérieurs +

Nettoyage et remplacement des draps pour les kangourous/wallabies à l’intérieur + si besoin, préparer les différents laits pour les bébés

13h : déjeuner (mettre la table et débarrasser)

14h : nourrir les bébés wallabies à l’intérieur

15h : nourrir les bébés kangourous à l’intérieur

16h : nettoyer les cages des kangourous à l’extérieur / nourrir les ânes, dindes, possums

17h30 : nourrir les bébés kangourous/wallabies de l’extérieur

18h nourrir les bébés wallabies à l’intérieur + nourrir les bébés kangourous à l’intérieur

19h30-20h : Dîner (mettre la table et débarrasser)

22h nourrir les bébés wallabies et kangourous à l’intérieur

23h : Au lit !

 

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Oskar, qui ne boit son biberon que dans sa poche 🙂

 

Il y a deux petits jours d’adaptation au commencement de l’aventure, le temps pour toi de prendre tes marques et d’être totalement autonome. Il suffit juste d’organisation, d’efficacité et un bon instinct maternel. L’observation est importante dans le suivi des bébés, comme remarquer une diarrhée, une constipation, une déshydratation, un refus de biberon ou un comportement anormal, cela peut les sauver. Même si tu n’es pas sûre, signale-le à Betty, elle prendra les mesures nécessaires.

 

Dès que j’avais un temps de libre, je le passais avec les kangourous. Je m’occupais par exemple d’Olivia, un red kangaroo qui a ses deux pattes arrière dans le plâtre. Elle a subi une opération lourde et doit ensuite avoir une rééducation pour remarcher. Elle n’aura pas toute la force et la rapidité d’un kangourou en bonne santé, elle restera probablement toute sa vie ici. Elle est impatiente de pouvoir remarcher et tente à maintes reprises de se lever. C’est une battante et elle est terriblement attachante! Elle montre beaucoup d’affection et adore ses moments de détente à l’extérieur! C’est pourquoi je l’emmenais dès qu’il faisait beau, deux fois par jour prendre l’air, qu’elle observe les autres kangourous, mange de l’herbe et des racines, et l’aider à se lever pour qu’elle profite un peu des sensations d’être debout et non allongée toute la journée !

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Olivia profitant du soleil!

Le reste de mon temps, je le passais dehors en compagnie des kangourous, un moment privilégié où j’ai pu développer des liens forts avec certains bébés, comme Niple et Oskar.

Tu dépenses pas mal d’énergie dans la journée, c’est comme avoir un bébé sauf que tu n’en a pas un, ni deux, mais 15 ! Le soir, j’étais bien fatiguée ! Je m’endormais avec des étoiles plein les yeux et me réveillais avec la même envie et excitation de les voir chaque jour !

 

Astuces :

-Pour les tout petits bébés, quand vient le temps de les stimuler pour qu’ils fassent leurs besoins, surélève-leur un peu les fesses, fait de petit demi-cercle, tout doucement pour ne pas leur irriter la peau. Tu sauras que tu fais le bon geste car tu sentiras qu’ils poussent ! Tant qu’ils répondent à ces stimulus, cela veut dire qu’ils n’ont pas fini donc il faut être patient ! Je pouvais passer vingt minutes avec Minnie !

-Pour les plus grands, quand vient le temps de les mettre dans leur cage pour la nuit, tu les prends par la base de la queue (cela ne leur fait pas mal)

-Si un bébé refuse un biberon, c’est qu’il est peut-être trop chaud ou trop froid. Certains ne boivent leur biberon que lorsqu’ils sont dans leur poche. Certains n’aiment pas voir la tétine et ne la prennent pas automatiquement. Il faut donc leur ouvrir la bouche avec l’index et le pouce délicatement et y insérer la tétine. On peut aussi faire une petite pression sur la tétine pour envoyer le lait.

 

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Petit câlin avec Minnie, après le biberon

 

L’évolution

 

-Après un accident de voiture

C’est une des choses que j’ai adoré observer et qui est vraiment gratifiante quand tu y contribues.

Nous avons été récupérer un wallabie renversé par une voiture. Un événement qui m’a marquée, en grande sensible que je suis. Nous lui avons donné un prénom, Ava. Elle avait une commotion cérébrale, elle saignait du nez, de la tête, elle était vraiment mal en point. J’étais bouleversée quand Betty nous a averties qu’elle ne passerait peut-être pas la journée. Je l’ai maintenu pendant le trajet du retour, m’assurant que sa tête était dégagée et qu’elle respirait. On ne pouvait rien faire d’autre sinon espérer. Une fois placée dans le berceau, elle ne pouvait pas se lever et ne voyait plus à cause de la pression sur son cerveau. Elle était paniquée. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’après un accident de voiture par exemple, ce qui tue principalement les kangourous/wallabies est le stress causé et non les dégâts infligés. Il faut donc faire en sorte de les rassurer et de leur donner le plus d’espace, car ils sont sauvages avant tout et ne sont pas habitués à la présence de l’homme ni à cet environnement sédentaire.

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Ava deux jours après son accident

Ava ne mangeait pas, ne buvait pas. Elle était déshydratée. Mon rôle était donc, plusieurs fois par jour de lui donner par pipette un liquide vitaminé qui hydrate et qui redonne l’envie de manger. Si c’était un challenge les premières fois, elle y a vite pris goût et comprit que c’était bon pour elle. Au bout de cinq jours, elle arrivait à se tenir assise, mangeait un peu et buvait. Comme en signe de gratitude, elle me faisait de grosses léchouilles sur la main. Une semaine après, elle commençait à voir un peu d’un œil de nouveau et appréciait l’air frais la journée.

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Ava une semaine plus tard!

J’étais fière d’elle, pleine d’espoir pour son rétablissement et heureuse qu’elle s’en soit sortie et d’avoir pu l’aider sur ce chemin. Son rétablissement ne fait que de commencer.

 

-Le temps d’adaptation

Tous les bébés kangourous présents ici ont été trouvés après que leur maman se soit fait renverser par une voiture. C’est un traumatisme en soi pour eux, car ils n’ont pas fini leur développement et leur apprentissage jusqu’à l’âge adulte avec leur mère. La transition peut donc être dure pour eux. Que ce soit dans le lait qu’on leur donne, la texture siliconée de la tétine et la présence humaine. La personne qui s’en occupera deviendra donc pour eux « la mère de substitution ». Tous les kangourous ne choisissent pas de tisser un lien avec toi. Si ils viennent et te léchouillent, c’est qu’ils l’ont décidé.

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Faith dans sa petite poche

Faith, un red kangourou en est le parfait exemple. Lorsqu’on est arrivé, elle n’acceptait de boire aucun biberon venant de nous, tout comme se laisser toucher. Elle se mettait dans des états pas possibles et s’agitait dans tous les sens. Je n’ai pas insisté. Tous les jours, j’approchais ma main pour lui faire sentir, je lui parlais et je restais en retrait. Après cinq jours, tout a changé. Avec son caractère ronchon, plutôt solitaire et têtue, elle est plus attachante que jamais. Je pouvais la nourrir sans problème, lui faire des câlins, elle me léchouillait et on jouait. Chaque kangourou a son caractère et a un temps d’adaptation à toute nouvelle situation plus ou moins longue. Et c’est ça qui est émouvant !

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Faith prête à bondir!

 

Un lien fort

Il y a quinze bébés. Même si tu les nourris, cela ne crée par forcément de liens particulier avec eux. Ce sont eux qui décident si oui on non ils le souhaitent, et jusqu’où cela va. Sur ces quinze bébés, j’ai développé un lien avec quatre d’entre eux principalement, dont une vraiment fort, Niple, une antilopine wallaroo. Il suffisait que je passe les grilles pour qu’elle vienne et me suive partout. Si je m’assois dans l’herbe, elle vient manger près de moi ou s’allonger à côté. C’est aussi une petite jalouse qui chasse les autres bébés qui s’approchent trop près ou ont des câlins trop longtemps. Elle adore mordouiller pour avoir de l’attention et est une grande joueuse. Elle se met sur ses pattes arrière, prend de l’élan avec sa queue et bondi sur toi ! Je me mettais à courir, elle bondissait après moi et s’arrêtait toujours là où j’étais. Quand elle en avait envie, elle venait pour des petits câlins et bisous. Elle se blottissait dans le creux de mon ventre et tétait mon t-shirt. Il y avait toujours le gros câlin du matin et de l’après-midi.

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Il faut aussi garder en tête que ce sont des animaux sauvages et non de compagnie et qu’ils seront destinés à être relâchés. Ce sont des bébés qui ont besoin d’attention, mais pas d’être papouillés comme un chat toute la journée !

Respectez leur liberté et acceptez qu’ils viennent ou non vers vous.

Cela a été très dur pour moi de quitter le refuge et ces petits loups, à qui je me suis beaucoup attachée. Par cette expérience, j’ai vu à quel point il était difficile de garder une certaine distance avec les bébés que l’on recueille, qui seront amenés à rester quelques années, mais dont l’objectif principal est de les relâcher dans la nature, pour qu’ils vivent libres comme ils devraient l’être !

 

Réflexion sur le refuge

Je me suis posée de nombreuses questions pendant cette expérience sur l’efficacité réelle quant à relâcher des kangourous qui ont vécu auprès de l’homme toute leur enfance. Ont-ils réellement toutes les chances de survivre dans la nature ? Vont-ils à nouveau rechercher la compagnie de l’homme ? (Enquête que je vais mener pour un prochain article).

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Amanda en pleine course!

 

Le fait est qu’aucune structure n’est parfaite. Le travail de Betty est formidable dans le sens où elle accueille, soigne à ses frais, et nourrit ces kangourous/wallabies/wallaroos sur plusieurs années jusqu’à tant qu’ils soient assez grands pour être relâchés (via l’Eagle Nest). Ces petits ont eu une chance de survivre et croyiez-moi qu’ils sont heureux ! Ils sont entre eux, ont de l’amour des Helpers qui viennent, mais aussi des enfants qui aident un peu chaque jour après leur école. Par son action, elle sensibilise et fait quelque chose pour la faune sauvage de sa région. Elle accueille donc macropods, mais aussi oiseaux, chouettes, lézards, chauve-souris etc (excepté les serpents !).

Je respecte énormément son travail et lui souhaite de continuer le plus longtemps possible. Elle a besoin d’Helpers, le mieux est de pouvoir rester trois semaines, donc si vous êtes intéressés, faite-le-moi savoir ou aller directement sur le site HelpX! Elle peut accueillir jusqu’à quatre helpers.

 

Les Points forts du HelpX:

-C’est une chance incroyable de pouvoir vivre avec des kangourous, de nourrir les bébés, de s’en occuper, de les soigner et de faire partie de ce beau projet qui est de les remettre en liberté ! Chaque jour, le lien tissé avec les kangourous se renforce, on en apprend d’avantage sur chacun de leur caractère. Ils deviennent comme nos bébés.

Les Points faibles :

-Je dois dire qu’on ne crée hélas aucuns liens forts avec la famille, hormis lorsque les petits-enfants sont de passage. Malgré la gentillesse de Betty et Cliff, on reste des étrangers à leurs yeux, qui ne sont que de passage à aider au refuge, s’enchaînant les uns derrière les autres. Ils n’ont pas tenté de s’intéresser à nous. Décevant, mais qui est largement comblé par cette magnifique expérience.

Voici pour finir un petit diaporama pour vous faire partager cette aventure qui a été pour moi magique! Voir la vidéo ici. 

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Marion.

 

Articles, Bons plans

Jour de l’an à Sydney

Je ne sais pas vous, mais chaque année en France, au lendemain du jour de l’an, je regarde le best of des plus beaux feux d’artifice dans le monde. Figure en numéro 1 celui de Sydney ! Il m’a toujours fait frissonner à travers l’écran TV, impensable donc de le rater en vrai ! Ce qui implique que tu articules aussi ton road trip en fonction de cet évènement.

Le fait est que plus on avance vers le jour J, plus l’on on se pose des questions et les casse-têtes apparaissent! Évidemment, c’est à la dernière minute que nous nous y sommes pris pour les résoudre! D’où cet article, pour t’éviter de faire les mêmes erreurs que nous!

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@credit photo Steven Markham
  1. D’où regarder le feu d’artifice ?

Inévitable question ! En effet, le feu d’artifice est tiré de plusieurs endroits tout au long de la baie, avant, après et sur le fameux Harbour Bridge. On n’avait mal évalué les distances (eh oui! Nous ne sommes pas en France) et on ne s’était pas assez renseigné sur l’itinéraire qui nous mènerait au top des endroits pour observer ce spectacle.

Jour J (plus de batterie sur le téléphone), il fait très chaud, la ville est bondée. On se décourage vite (trop vite). Certains accès sont fermés à partir d’une certaine heure et le pont est définitivement fermé après le feu d’artifice. Par exemple, dès 14h, il y avait une queue interminable pour entrer sur le site de l’Opéra, qui était complet à 16h. Nous avons donc choisi de rester à Circular Quay (plus facile pour rentrer), avec vue directe sur le pont.

Par la suite on a regretté ce choix, car on ne voyait que les feux d’artifices tirés du pont et non les autres. Le pont n’étant pas toujours en action, il y a eu pas mal de longueurs et de déceptions car nous ne pouvions pas avoir cette belle vue d’ensemble.

Pour ne pas faire comme nous, il y a un plan détaillé des endroits avec leurs descriptions sur le site officiel  de la ville. A BIEN LIRE AVANT: il indique les horaires d’ouvertures et de fermetures des portes (certaines ferment à 18h, d’autres plus tôt ou encore ferment lorsque le quota de personnes est atteint). Beaucoup d’endroits interdisent la consommation d’alcool, avec fouille à l’entrée des portes (donc à prévoir !)

À envisager aussi: un dîner dans un restaurant qui a la vue sur la baie (très cher), louer une chambre d’hôtel qui donne sur la baie (toujours cher), ou bien, oh miracle et chanceux que tu peux être, trouver une soirée dans un appartement qui surplombe le tout! Cela enlève le stress de la foule et tu te sens bien évidemment privilégié! (Je ne fais qu’imaginer, moi j’étais par terre sous 40°C pendant dix heures…)

  1. Quand arriver sur place ?

Certains plantent leur tente dès 8h du matin pour vous dire ! On c’était dit qu’après 14h, il serait impossible de trouver une bonne place. Faux !

Et puis toute stressée parce qu’on n’a pas entendu le réveil, on fait le sac vite, on se presse, et ON OUBLIE TOUT! (pas de chapeau, ni de crème solaire, ni de deuxième bouteille d’eau, ou bien de couverture, NADA : oui, nous sommes des aventuriers… mal préparés…!)

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Conseils :

À ne surtout pas faire : Se dire que l’on n’aura pas de place pour voir le feu d’artifice si l’on ne vient pas très tôt. « Tôt » j’entend également ce que moi je pensais « tard », comme 15h!  Je peux vous dire que dix heures à rester assis coller-serré avec le monde, sur du béton, recroquevillé sur un bout de pull , sous 40° en plein soleil … Ce n’est PAS fun du tout ! (Ça fait sourire, oui, mais en live, tu en viens même à vouloir partir avant le show!)

Résultat : après des heures passées à attendre assis, on a dû se lever pour voir le feu d’artifice, car tout le monde était debout. Fini la place stratégique, nous nous sommes retrouvés derrière des centaines de personnes (moi sur la pointe des pieds pour voir quelque chose = bout de tête dans le cadre obligatoire). L’attente a beaucoup joué sur la façon dont on a abordé le feu d’artifice, car on était fatigué, énervé et au final déçu.

Bref, si vous choisissez le même emplacement, venez à 18h avant la fermeture des portes, baladez vous et jouez des coudes au dernier moment pour vous rapprocher le plus possible de l’eau.

À prendre dans son sac : crème solaire (20$ le petit pot là-bas ! Oui, on a payé!), parapluie, ombrelle, parasol … n’importe quoi pour te protéger du soleil! (On cuisait. Littéralement. Je me serais sentie « rôtie » une fois dans ma vie, et par la symbolique des choses, le dernier jour de l’année 2015! Coût du petit parapluie riquiqui 30$, hop cadeau!), serviette pour se poser (molletonnée si possible, car le béton c’est dur, dur, DUR!), lunettes, chapeau et de l’EAU !! (7$ la bouteille de 1L, ça fait réfléchir! Eh oui, nous n’avions pas le droit à l’alcohol… Ce qui aurait pu nous faire passer plus vite la journée!) Et l’accessoire indispensable (qui nous a sauvé une bouchée d’heures): un jeu de cartes!

Le plan idéal reste de trouver une soirée dans un appartement qui donne sur le pont… (Ce qui demande de s’y prendre à l’avance et de faire marcher son réseau ! (Mais si comme nous, tu n’en as pas pour ça, ce sera pelouse ou béton cher ami!)

 

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  1. Où garer le van et par quel bus se déplacer ?

Nous sommes allés à South Coogee, une banlieue au sud de Sydney (40min en bus traffic en journée-15min la nuit). Prix des tickets : env 8$ pour deux. Nous nous sommes garés sur un petit parking public. Nous n’avons pas eu de problèmes et sommes restés deux jours ici.

Dès que tu sors du centre ville, tu as vraiment de nombreux endroits où garer ton van.

  1. Comment rentrer après le spectacle ?

Un réseau de bus/trains est à disposition. Attention il n’y a pas tous les bus et ils s’arrêtent à une certaine heure. Parfois la file d’attente est longue !! C’est très bien indiqué et beaucoup d’agents sont mis à disposition pour cette nuit. On a eu de la chance on a eu le nôtre du premier coup, aux alentours de 00h45. Se renseigner et prévoir le trajet sur le site officiel des transports publiques de la ville.

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  1. Où dormir ?

Par le réseau d’ami, nous avons été invité à dormir sur le canapé d’une amie d’une amie, tu as toujours moyen de trouver en faisant marcher ton réseau ou les groupes Facebook.

Étant garés sur un parking public sans interdiction quelconque, nous avons dormi dans le van, sans problèmes. De même que si tu es garé dans une rue et que tu dors dans ton van, ce soir là, pas de soucis à avoir.

Pour tout ce qui est backpackers Hostels et caravan park, j’imagine que la réservation doit se faire bien avant (et les prix doublés)!

 

Le mot de la fin

Ce fut un jour de l’an mémorable… En tous points de vues! Plus de souffrances qu’autre choses, de la déception aussi. Nous avons peut-être mal choisi notre lieu, cela manquait terriblement d’interactions entre les gens, de vie… et d’amis peut-être? Le final était grandiose, mais grosse désillusion quant au feu d’artifice que l’on n’a pas pu observer dans son ensemble. Mais on l’aura fait une fois dans notre vie et si c’était à refaire, j’espère avoir assez de sous pour pavaner dans un appartement, car jamais plus on m’y reprendra à poser mes fesses par terre!

Je vous souhaite de passer un super jour de l’an à venir, que ce soit à Sydney ou ailleurs!

Cheers!

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Marion

Articles, Bons plans

Travailler en ferme, toutes les astuces

Lorsque l’on a commencé notre road trip, on savait qu’on allait travailler après trois mois. Quand vient le moment de s’asseoir et de commencer à appeler les nombreux numéros de fermes, outch ! On se revoit en France pour une recherche d’emploi. Bastien ne parlant pas anglais, je m’y colle (non sans ronchonner) et me lance !

Bip. Bip. « Leave a message » biiiiip. J’étais préparé à tout, sauf au répondeur ! Je raccroche !

Bip. Bip. « Non, on ne recherche personnes. »

Bip Bip. « Oui mais nfkffifizslsspurhr… » Bref, je ne comprends pas. Je dis : « Yes thank you », je raccroche.

Bip Bip. « Oui bien sûr ! Quand pouvez-vous commencer? » Bingo !

Ce bingo, on l’a eu à deux reprises pour deux travails en fermes (cerises/pommes) : la chance a joué, mais il y a aussi de la recherche et de la préparation. Voici donc un petit topo si tu recherches un travail, des petits conseils inspirés de notre expérience qui pourront t’être utiles !

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  1. Commencer les recherches un mois à l’avance

Prévoir. 

N’attends pas d’être à sec niveau argent pour commencer à chercher un travail. Tu auras donc le temps de cibler une région, un pic de saison, un fruit en particulier et faire tes recherches. Tu auras aussi plus d’options et tu ne perdras pas ton temps dans une ferme qui n’en vaut pas la peine.

  1. Connaître les saisons des fruits et postuler pour le début du pic 

Pour te tenir au courant des saisons des fruits en Australie tu as : 

Harvest Guide

Le guide des backpackers (australia-australie)

Renseigne-toi sur les fruits et les conditions de travail. 

Par exemple, pour les mangues, elles sécrètent un poison qui irrite les mains/avant-bras.

Pour les bananes, c’est un nid à serpents et araignées.

Les fraises sont réputées dures pour le dos, car tu es tout le temps baissé. (De même pour les légumes)

Tout ce qui est pastèques, melons et gros fruits, si tu es une fille, à prendre en considération pour le poids (dos).

Les cerises sont réputées pour être le fruit où tu te fais plus d’argent. (À lire ici)

Les pommes semblent être un bon plan pour se faire de l’argent où tu es payé à l’heure. (À lire ici.)

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Renseigne-toi sur les différents travails en ferme :

Picking (sélectif ou massif)

Packing (trier et emballer les fruits/légumes)

Thining (avant la saison des récolte, on enleve les fruits les plus petits afin de permettre aux autres de grossir)

Planting (semer les graines – machines ou manuel)

Pruning (arbres ou vignes à tailler)

  1. Recherche d’un travail en ferme :

Je conseille fortement les fermes familiales, pourquoi ?

-Tu ne passes pas par des « contractors », tu leur parles directement !

-Plus simple et cool pour tisser des liens avec l’équipe (env 20pers) et ton patron

-Moins de risques d’arnaque : ce n’est pas l’usine, ils savent qui tu es et tu peux facilement parler au patron directement pour tout problème.

-Le plus souvent tu peux rester sur place. Les accommodations sont peu chères en comparaisons aux « backpackers hostels » à 200$ la semaine ! (Première ferme, nous avons payé 50$ la semaine pour deux. Uniquement à partir du moment où l’on travaillait 7j/7. Deuxième ferme, l’accommodation était gratuite car salaire fixe à 14$/heure).

Conseil : Toujours avoir un plan B. Si cela ne marche pas avec la première à ton arrivée, tu contactes la deuxième.

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Où les trouver ? 

-Réseaux de backpackers : par exemple quand tu achètes ton van, demande si ils ont des adresses de fermes à te recommander. Sur les groupes Facebook aussi.

-Les sites internet :

www.fruit-picking.com

www.pickingjobs.com

www.jobsearch.gov.au/harvesttrail

www.yellowpages.com.au

Ce que je tape dans le moteur de recherche : 

Je cible un terme « family farm », une région (ex : Yarra Valley) ou une ville, un fruit « cherry farm ». 

-Via le Harvest Trail www.harvesttrail.gov.au (Je les ai appelé une fois et ne les ai trouvé d’aucunes utilités, mais à essayer)

-Via le livre National Harvest Labour (gratuit) distribué en centres d’Informations.

-via des agences de voyage spécialisée pour les backpackers. Ex : à Cairns « Adventures Centre » Ezzie fait marcher son réseau et vous trouve un job.

-Porte à porte. (Peut devenir coûteux niveau essence, mieux vaut l’utiliser en dernière option)

-Tu peux aussi te prévoir un HelpX dans la région qui t’intéresse, la personne aura surement des contacts. (Quand on était dans la ferme qui fabriquait les fromages de chèvres, j’ai rencontré du monde sur le marché et l’Australienne chez qui j’étais m’a recommandé. J’ai eu des appels par la suite.)

-Tu peux aussi te renseigner auprès des centres d’informations de la région qui t’intéresse, ils pourront avoir des contacts !

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  1. Premier contact par téléphone : les questions à poser

Prépare toute tes questions écrites sur une feuille et un stylo pour prendre des notes. Si tu n’es pas à l’aise avec l’anglais, prépare tes premières phrases en anglais, tu lis en mettant l’intonation. (J’ai un bon niveau d’anglais, mais avec le stress, je perds mes mots – les notes ça aide vraiment !)

Ps : ils préfèrent vraiment sentir que tu parles anglais un minimum, applique toi avec l’accent ! 

Pose toutes tes questions (intéressantes cela va de soi !), cela montre que tu es sérieux et que le monde du travail ne t’ai pas étranger.

Tu ne comprends pas sa réponse: demande ! 

« Sorry, I didn’t hear what you’ve said, can you repeat please ? »

« Pardon ? »

« Oh there is bad signal here, can you repeat please ? »

Si le courant passe bien par téléphone, tu en joues et tu rigoles de ça ! 

« Oh you have a strong aussie accent ! Can you repeat slowly please !! »

« Sorry, I’m learning English and it’s a bit difficult with the slang ! »

Se présenter.

Ex : « Hello, I’m Marion. I’m looking for a job for the season to come… Do you need some pickers ? »

Si la réponse est oui : 

Il va te demander où tu es :

Dis que tu es proche de la ville où il est (env 4h de là), même si tu es à une journée de route! Il ne te demandera pas de passer dans une heure ! (Voir avant sur Google Map)

« Actually, I’m in …, when do you need me ? » (Quand avez-vous besoin de moi ?)

Si la réponse est non : 

N’hésite pas à demander si il connaît quelqu’un qui recherche des pickers ?

« Oh too bad ! Do you know someone else who may be looking for pickers ? »

Généralement il va te demander comment tu voyages (tente/van ?). Tu peux donc demander si il y a un endroit où dormir dans la ferme.

« I’m in a van and we sleep inside. Or I sleep in a tent. Do you have a place to stay in your farm for backpackers ? »

Si oui : Combien ça coûte par semaine ?

« Great ! How much does it cost per week ? »

Qu’est-ce qu’il y a compris dans ce prix ?

« Does this price include showers ? camp kitchen, fridge… ? »

Si non : Demander si il connaît un lieu à côté où dormir

« Oh, do you know a place where we can stay near of your farm ? »

Demander combien de backpackers composent son équipe ?

« So how many backpackers do you have for the season ? »

La question du salaire : 

Est-ce que c’est un salaire fixe ou au rendement ?

« Is it a fix salary or are we paid per bins ? »

Si au rendement, demander une fourchette de prix d’un picker moyen :

« For an average picker, what could be the salary per week ? »

Sommes-nous payé par transfert (banque) chaque semaine?

« Are we paid by transfer each week ? »

Combien de jours de travail pour combien d’heures de travail par jour (tu pourras te faire une estimation de ce que tu gagneras)

« How many working hours a day for how many days work a week ? »

Combien de temps ont-ils besoin de toi ? toute la saison ?

« So how long will you need us ? The all season ? 1, 2 months ? »

Dois-je ramener un équipement en particulier pour le travail ? (bottes de pluie, gants ?)

« Should I wear something in particular for the job ? (rainboots, gloves ?) »

Fin de conversation 

Tu as toutes les informations nécessaires pour prendre ta décision et voir si tu es intéressé par le job. Soit tu prends tout de suite et tu demandes si pour lui c’est bon :

« If it’s ok for you, I’ll be really happy to work with you! »

Tu veux réfléchir : « Merci pour toutes les informations. Je suis vraiment intéressé par le travail, puis-je vous rappeler demain ou dans deux jours pour vous dire ma réponse ? »

« Thank you for all the informations. I’m really interested by the job, could I call you back tomorrow or in two days to tell you my answer ? »

Tu n’es pas intéressé : « Merci pour toutes les informations, mais ça ne correspond pas à ce que je recherche. Bonne journée »

« Thank you for all the informations but it doesn’t fit for what I’m looking for. Have a good day. »

Il peut aussi te demander de le rappeler dans quelques jours pour qu’il te donne sa réponse.

Si tu as vraiment du mal en anglais. Que ça se ressent beaucoup dans la conversation il pourra te demander si tu parles pas anglais. Le plus intelligent est de répondre : « C’est vrai que je suis en train d’apprendre l’anglais, c’est un peu difficile, surtout au téléphone, mais quand je parle anglais face à une personne ça va, je comprends le gros ! »

« Well I’m learning English and it’s a bit difficult, specially by phone, but when I speak english face to face that’s fine, I understand the most ! »

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  1. Tenue vestimentaire 

 

-Pantalon / short / t-shirts (manches courtes et longues) / chaussettes/ chaussures (basket) auxquels vous ne tenez pas = vous allez vous les salir et les abîmer.

-K-way (très important)

-Chapeau (le top : ceux qui enveloppent aussi la nuque = ex : Bunnings)

-Crème solaire

-Bouteille d’eau 2L / gourde

-Gants (Bunnings) – pas obligatoires

N’hésites pas à demander à ton employeur avant d’arriver si tu dois acheter quelque chose en particulier pour le travail? 

« Should I wear something in particular to pick/pack ?

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  1. Arrivée sur place, quoi faire ? 

Fait le tour des lieux (généralement le boss t’accueille et te fait visiter)

-Demande à remplir le formulaire « Tax Form » pour travailler en étant déclaré

(À la question « êtes vous résidents ? » mettre « oui »)

Donne directement écrit sur une feuille de papier tes coordonnées bancaires pour le virement (Nom/ Prénom / BSB/ Number Account / date/ signature) en gros et bien lisible, pour éviter toute erreur de leur part)

-Demande quand est-ce que tu commences (le discours peut être différent de celui par téléphone, crois-moi !)

Ose et pose toutes tes questions (ex : sur les douches, reconfirmer le prix pour l’accommodation, combien d’heures de travail par jour etc. C’est normal. Si tu vois qu’il a l’air agaçé par tes questions, commence à t’en poser sur le lieu où tu es tombé !)

Important : 

-Si le discours à l’arrivée est différent de celui par téléphone (ex : pas de picking avant une semaine environ – pense que ce sera toujours plus que la date qu’il te dis, car il va vouloir que tu restes, évidemment !) = Ne t’embarrasse pas, PARS !

-Si au bout de deux semaines tu n’as pas été payé (tu dois l’être chaque semaine, sachant que parfois ça a 3-4 jours de retard)– que ton employeur fait la sourde oreille et que tu n’es pas seul dans ce cas : PARS et menace d’aller porter une plainte à la police. (Je n’ai jamais été dans ce cas, mais vas-y au bluff)

-Si au bout de deux semaines de travail intensif (rendements), tu ne t’y retrouves pas du tout côté financier, essaies de trouver en parallèle une autre ferme.

-Si tu ne t’entends pas du tout avec l’équipe, tu n’es pas là pour te prendre la tête = TCHAO !

Bien entendu, tu peux te permettre tout ça SI : tu ne t’y prends pas au dernier moment au niveau de ton budget et que tu sais que dans le coin où tu es, tu as full of fermes. 

Annoncer son départ

Quand on s’entend bien avec son patron, que ça fait déjà trois semaines (ou moins) que tu es là, mais que tu veux partir avant la fin de saison en plein pic, on se sent toujours un peu anxieux et mal à l’aise quant à la façon d’aborder le sujet avec eux.

 

Sache que : 

Qu’importe l’entente, des pickers, il va en trouver à la pelle ! Tu es un backpacker parmi des centaines qu’ils ont eu au long des années ! (Je les ai prévenu une semaine à l’avance, c’était ce qu’il me semblait le mieux.)

Si tu connais des gens qui cherchent du boulot, tu peux leur donner le contact.

Une semaine avant, si jamais on ne te les a pas donner, réclame tes « payslip » ou « payment summary » qui résume officiellement par écrit toutes tes heures travaillées et le salaire que tu as touché : sans ce papier, tu ne pourras pas récupérer tes taxes back !

(Avec la première ferme, j’ai attendu plus de deux mois avant qu’on me les envoie – je les ai bien entendu harcelé !)

Je pense que tu as toutes les clés en mains pour trouver sereinement du travail et éviter au plus possible les arnaques !

Tu peux aussi lire mon expérience en ferme de cerises et en ferme de pommes, ce qui te donnera un petit aperçu de ce à quoi tu peux t’attendre pour ces fruits !

Mon expérience en ferme 

-Picking / Packing de cerises (1 mois) vidéo ici.

-Picking / Packing de pommes (1 mois) vidéo ici.

Comme qu’on dit à la manière Aussie lorsqu’on fait du picking :

« Same Shit Different day ! »

À très vite dans un prochain article !

 

Marion

Galerie photo, Iran

Kharanaq, la cité oubliée…

 

 

C’est à 70 km de la ville historique de Yazd que l’on peut sillonner les rues désertes de Kharanaq, un village en ruine habité depuis plus de 4000 ans!

Tout autour n’est que désert et flans rocheux, contrasté par la présence de quelques arbres ici et là . Aujourd’hui, encore une trentaine de familles y vit, principalement des fermiers s’occupant des champs alentours.

Il n’y pas un bruit. Seul celui de nos pas sur la terre et celle de la poussière qui s’en échappé. On croirait avoir fait un saut dans le temps; l’imagination s’emballe. Les rues sont désertes, tout comme l’intérieur des habitations où l’on peut prendre le temps de rêver à quoi pouvait ressembler la vie ici. Une ville fantôme figée dans le temps, où seuls les hauts murs restent témoins. Difficile de s’imaginer la prospérité du village, qui autrefois constituait une halte incontournable pour le commerce. Du village on aperçoit la mosquée datant de l’époque Qadjar (XVIIe), ainsi que le vieux pont reliant les deux côtés de Khanaraq.

 

Djalâl-od-Dîn 

Ainsi l’être humain est une auberge.
Chaque matin, un nouvel arrivant.
Une joie, un découragement, une méchanceté,
une conscience passagère se présente,
comme un hôte qu’on n’attendait pas.

Accueille-les tous de bon cœur !
Même si c’est une foule de chagrins
qui saccage tout dans ta maison,
et la vide de ses meubles,
traite chaque invité avec honneur.
Il fait peut-être de la place en toi pour de nouveaux plaisirs.

L’idée noire, la honte, la malice,
accueille-les à ta porte avec le sourire
et invite-les à entrer.

Soit reconnaissant à tous ceux qui viennent
car chacun est un guide
qui t’est envoyé de l’au-delà.

Rûmî

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Crédit photos @MarionGordien

Galerie photo, Iran

L’âme de l’Iran

Ici, la poésie se vit, se transpose dans le quotidien et nourrit.

Elle revêt l’habit d’un guide, d’un confident ou d’un ami.

Ses mots deviennent un baume au coeur; porteurs d’espoir et philosophies de vie.

« L’amour l’amant l’aimé » de Hafez

Tu es comme le matin. Je suis la lampe qui brille,
Seule, à l’aube. Souris-moi, et je donnerai ma vie.
Tu es le deuil de mon cœur, pour les boucles de ta tête
Que ma tombe fleurira d’un tapis de violettes.
Je me tiens, les yeux ouverts, sur le seuil de ton désir.
Dans l’attente de ton regard, …mais, de moi, tu te retires.
Merci. Que Dieu te protège, ô cohorte de douleurs,
Car, lorsque je serai seul, tu resteras dans mon cœur !
De mes yeux je suis l’esclave, lorsque, malgré leur noirceur,
Le compte de mes chagrins leur fait verser mille pleurs.
Mon idole se dévoile aux regards de tout le monde,
Mais personne ne surprend tant de grâce, que moi seul.
Mon amour, comme le vent, quand tu passes sur ma tombe,
Dans ma fosse, de désir, je déchire mon linceul… »

Hâfez de Shiraz

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Crédit photos @MarionGordien

Galerie photo, Iran

Portraits d’Iranien(ne)s

 

 

Que ce soit au détour d’une route, au coin d’une mosquée, ou via couchsurfing, en trois semaines j’ai eu la chance de rencontrer des gens qui ont le cœur sur la main, qui confirment ce qui fait la renommée du peuple iranien: son accueil et sa gentillesse.

C’est une jeunesse curieuse et ouverte vers l’extérieure que j’ai rencontré. Une jeunesse désireuse de voyager et qui partage les mêmes problématiques quotidiennes que la nôtre. Qui fait face au chômage et aux coûts élevés de la vie, aux pressions sociales. Des jeunes qui sont aventureux et qui souhaitent contribuer au développement de leur pays.

Je n’oublierai pas tous les merveilleux moments passé à leurs côtés, et qui ont fait de ce voyage le plus touchant qu’il m’ait été donné de vivre.

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Crédit photos @MarionGordien

Galerie photo, Iran

À livre ouvert…

 

 

Que ce soit à des fins revendicatives sur les murs des villes, un moyen d’émancipation des femmes comme sur l’île d’Ormuz, un message politique à la gloire de la République Islamiste ou un conte,

Ici, les murs ont des oreilles, mais surtout murmurent messages et histoires à qui prêtent attention.

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Crédit photos @MarionGordien

Galerie photo, Iran

Le joyau d’Iran

Une fenêtre sur le monde, passé et présent,

Une beauté architecturale et un savoir-faire ancestral,

Ici recèle mystères, espoir et code de vie,

Point de ralliement et unité d’un peuple,

Admirez la beauté des Mille et Une nuits.

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Crédit photos @MarionGordien

Articles

LE TRAIN DE LA VIE – Réflexion sur le voyage

 

J’ai choisi de m’éloigner des rails, ces lignes droites infinies séparées de 143,5 cm, qui font office de lignes de vie.

Parce que j’ai fait le choix, un instant, de ralentir, de m’arrêter et d’observer.

Observer autour de moi ; sentir le vent soulever mes cheveux et caresser mon visage, comme une mère couve son enfant.

Accueillir chaque goutte de pluie sur ma peau, joyeusement, en un doux sentiment de fraîcheur.

Apprécier la beauté de chaque parcelle de mon environnement, qu’il soit naturel ou façonné par l’homme.

Ne faire qu’un avec les éléments.

Respirer. Profondément.

Vivre.

Immobile, à côté des rails, j’observe la foule agglutinée dans les wagons de la « vie », ces voies à sens unique sensées mener au « Bonheur ». C’est à ce moment-là, que les questions sur le sens de la vie se déversent à la manière d’un torrent dévastant sur son passage : croyances, acquis et repères.

Si pour certains cette pause ne fut que de courte durée avant de sauter dans le prochain train, plus simple de fermer les yeux et de retourner suivre les voies; pour d’autres, la sensation d’avancer à deux vitesses aux côtés de leur entourage s’accentue… un vide entre les wagons se crée et la quête bonheur devient alors une équation. Parmi ses variables : le voyage.

Le voyage. L’inconnu remplace les repères ancrés. Les automates disparaissent face à l’éveil des sens. L’homme se reconnecte. D’abord à lui, puis aux autres et à son environnement… La notion du temps perd son rôle d’organisateur, pour finalement devenir l’accompagnateur bienveillant. On apprend de nouveau, avec le regard d’un nourrisson; puis l’ouïe, le goût et le toucher se développent à la manière d’un enfant qui découvre la vie, sans filtre ni jugement.

Voyager, c’est accepter de perdre le contrôle. Se laisser guider par les rencontres, les signes extérieurs et nos intuitions. Se faire confiance et avoir confiance en l’autre.

Ce n’est pas la réponse à la question du bonheur, seulement une variable, un outil qui ouvre la voie et dévoile des éléments de réponses à ceux qui seront attentifs aux signes et à leurs émotions.

Le plus grand voyage commence et se réalise à l’intérieur de soi, en éternel mouvement, tout au long de notre vie.

 

« C’est pourquoi il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. De s’en libérer. De s’en défaire. Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées, parfois on gagne, et parfois on perd. N’attendez pas que l’on vous rende quelque chose, n’attendez pas que l’on reconnaisse vos efforts, que l’on découvre votre génie, que l’on comprenne votre amour. Vous devez clore des cycles. Non par fierté, par incapacité, ou par orgueil, mais simplement parce que ce qui précède n’a plus sa place dans votre vie. Fermez la porte, changer de disque, faites le ménage, secouez la poussière. Cessez d’être ce que vous étiez, et devenez ce que vous êtes. » Paulo Coelho – Le Zahir.

 

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@MarionGordien Crédit photo

 

Articles, Interview

Delphine Blast : « Cholitas, la revanche d’une génération »

Chapeau melon sur la tête, longues nattes, jupons et accessoires de couleurs vives: les Cholitas de La Paz, en Bolivie, ne passent pas inaperçues ! Photographe indépendante, Delphine Blast met à l’honneur ces femmes d’origine indigène, en les suivant dans leur quotidien et en les immortalisant le temps d’un portrait. 

Exposition Chata Gallery du 7 au 20 novembre –  14 rue du Château d’Eau, Paris 10ème

 

Que désigne les « Cholitas » ?

À l’origine, le terme vient de « chola » qui désigne à l’époque un « bâtard ». Au XVIe siècle les espagnols ont récupéré ce mot en « Cholita » pour discriminer les femmes métisses dont les ancêtres étaient mixtes : américain et indigène. Aujourd’hui, « Cholita » désigne une femme indigène d’origine Aymara (peuple qui vit sur les hauts plateaux andins). En Bolivie, ce terme désigne plus globalement un mode de vie.

Être Cholitas, c’est aussi porter une tenue traditionnelle ?

Ce sont les colons espagnols qui ont d’abord imposé cette tenue traditionnelle après une révolution au XVIIIe siècle, afin de les différencier dans la société. On aura le chapeau melon, le châle, les jupons, les motifs et les longues nattes. Aujourd’hui, les tissus utilisés sont très colorés, mais cela évolue au fil des siècles avec la mode: à l’époque par exemple, les tons étaient pastels, les châles plutôt de couleurs sombres.

 

« C’est tellement devenu à la mode, que de nombreuses boliviennes non indigènes se déguisent en Cholitas ! »

 

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© Delphine Blast

 

Il y a des défilés de mode « Cholitas », des écoles de mannequinat, les tissus et les motifs  se sont beaucoup modernisés, occidentalisés, parfois un peu trop où dans certains cas, cela a créé une polémique… En 2015 à l’occasion de la fête du Gran Poder à La Paz, les organisateurs ont interdit certaines variations de la tenue Cholitas, comme des décolletés trop prononcés, le dos découvert ou le fait de mettre deux broches sur le châle au lieu d’une seule. Le but étant de sauvegarder les tenues traditionnelles et « l’essence même de la Cholita de La Paz« .

 

Trois mots qui, pour vous, définissent les Cholitas que vous avez suivi? 

Fières – Inspirantes – Femmes fortes

 

Comment s’articule l’exposition ?

L’exposition rassemble une partie historique (archives, photos d’époques), des portraits studios ainsi qu’une partie reportage, où l’on suit des Cholitas dans leur quotidien. Elles symbolisent la dignité retrouvée des populations indiennes.

 

Pourquoi ce choix ?

Le photo-reportage s’imposait, car je trouvais leur histoire très intéressante. Via leur quotidien, on y voit leur ambition et l’évolution de ces femmes dans la société bolivienne. Elles savent où elles vont, nombreuses combinent études et travail, leur statut de maman et de femmes indépendantes. Si elles ont longtemps été discriminées dans la société (pas accès à certains postes, ni à l’université etc.), aujourd’hui on voit des Cholitas dans tous les corps de métiers (de présentatrice à chauffeur de bus, dentiste ou membre du gouvernement…). Elles adaptent leur tenues à leur quotidien, chacune pour différentes raisons (côté pratique, par choix…).

 

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Natty Samo se rend tous les samedis matin à l’Université Technologique Bolivienne (UTB), dans la ville de El Alto, située à quelques kilomètes au dessus de La Paz, Bolivie, avril 2017.  © Delphine Blast

 

Concernant la série de portraits, c’était la première fois que je travaillais en studio. C’était un véritable challenge! Avec ces tirages, je voulais valoriser ces jeunes femmes, montrer l’évolution des Cholitas, loin de l’image occidentalisée que l’on peut avoir de la Cholita, cette « mamie présente sur les marchés » (bien qu’elles existent toujours!). Je voulais mettre en valeur cette nouvelle génération, ce côté élégant, cette force et cette fierté qui leurs sont propres. Le cercle derrière elles représente la Terre Mère, symboliquement leur origine Aymara, les racines des Cholitas. Leur tenue, les couleurs vives et les bijoux représentent la modernité, la fraîcheur et expriment toute la beauté de ces femmes.

 

Longtemps discriminées dans leur pays, quel a été le déclic qui a fait qu’elle sont à nouveau sur le devant de la scène, dignes et fières ?

Le changement s’est fait progressivement. L’arrivée au pouvoir en 2006 du président Evo Morales y a contribué. C’était un des premiers présidents à apparaître avec le tissu traditionnel bolivien, à mettre des Cholitas au pouvoir. On a aussi des figures emblématiques qui ont accentuées le phénomène, comme Dona Remedios Loza. la première Cholita à occuper une place au parlement en Bolivie et la première femme à se présenter à la présidence des élections de 1997. Des émissions ont aussi eu un rôle, telle que « radio televisión popúlar », dont l’objectif était de donner la voix aux sans-voix.

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Dona Remedios Loza (née en 1949), députée de 1998-2002

 

Grâce à cette exposition, on se rend compte également de l’évolution de ces Cholitas au sein de la société? 

Oui, d’où l’importance d’avoir intégré à cette exposition une partie historique, afin de montrer de quelle manière étaient discriminées ces femmes et pourquoi. J’ai eu du mal à trouver des articles de presse dans les archives, car on parlait très peu des Cholitas à l’époque.

Pendant mes recherches, j’ai eu la chance de découvrir le travail incroyable de deux photographes boliviens : Julio Cordero et Damián Ayma Zepita, dont on retrouve le travail au Musée San Francisco et au Musée National d’Ethnographie et de Folklore.

L’histoire des Cholitas en Bolivie est très complexe, tout comme leur évolution au sein de la société. En effet, elles n’ont pas toutes été discriminées, il y a eu une élite de Cholitas, comme le montre une partie du travail de Julio Cordero.

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Fête familiale de la classe étudiante  « Chola Paceña » année 1910 @Julio Cordero Castillo

 

« Cholitas » s’inscrit également dans un projet plus global sur l’évolution de la place des femmes dans les sociétés en Amérique Latine ?

J’ai toujours été attirée par l’Amérique Latine, où je m’y sens chez moi. Tous les pays de ce continent sont en pleine mutation économique et sociale. Certains pays, comme la Colombie, souffrent encore d’une image négative à l’international (drogue, pauvreté, violence…), alors qu’il y a plein d’autres choses qui font le quotidien de ces gens. Avec des projets comme les « Cholitas » en Bolivie, ou « Quinceñeras » en Colombie, je me questionne:

 

« Comment fait-on, en tant que femme, pour évoluer dans un pays un peu machiste. J’ai décidé de raconter ces histoires-là, qu’on ne connaît pas vraiment en Occident. »

 

Cholitas © Delphine Blast
© Delphine Blast

« C’est important que dans mon travail, à mon niveau, je me sente utile. La photographie est un peu un prétexte pour aller à la rencontre de ces gens dont on parle peu, mais qui méritent d’être connus. »

 

Quel message voulez-vous faire passer au travers cette exposition?

J’aimerais apporter une autre image de la Bolivie via l’histoire de ces femmes.

 

Pour aller plus loin :

Delphine Blast : site internet et Instagram 

Présence de D.B à « Paris Photo » au Grand Palais du 9 au 12 novembre pour la signature du livre « Cholitas ». 

L’exposition à Bordeaux : festival les Nuits Noires photographiques du 18 janvier au 24 février 2018, au Forum à Talence.

 

Delphine B
Delphine Blast finalise son visa pour vivre en Bolivie. © Jacob Khrist