« L’Organicup, tu sais, cette petite coupe en silicone, réservoir écolo qui récolte tes menstruations ? » 

Moi : Moue interrogative, yeux ronds : « Mais de quoi tu me parles ?! »

 

La première fois que j’ai entendu mentionner la coupe menstruelle, c’était au fin fond du désert australien. On a rencontré un couple de Français, Pauline et Sébastien, avec qui on a tout de suite accroché. D’heure en heure, en passant par la philosophie du voyage, nos expériences, nos projets, etc., j’aborde avec Pauline les petits tracas de filles lorsque l’on fait un road trip, en ricanant sur nos cheveux sales, nos vêtements que l’on met depuis des mois,  les problèmes de peau ET on en vient inévitablement à parler des règles. Elle me raconte l’histoire de son amie qui avait testé en voyage l’OrganiCup, ses mésaventures pour l’enlever ; on en a rigolé et puis, curieuse, je me suis dit que je testerai !

De retour en France, chose faite ! Je me mets à chercher des informations sur internet, je tombe sur le site https://www.organicup.eu , hop, la commande est prise !

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Il faut dire que le concept m’a emballée :

1. C’est écolo : 

On fait un geste pour l’environnement en lui épargnant une montagne de tampons usagés à durée de vie de 500 ans :  en une vie, une femme utiliserait environ 15 000 tampons… On multiplie à cela les 100 millions de femmes qui s’en servent dans le monde = + d’1 billions de tampons pour notre planète!

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2. C’est bon pour notre corps 

La coupe est en silicone (fait à partir de matériaux naturels), ce qui enlève le risque d’allergies (pas de pesticide ni de produit toxique). Elle est aussi anti-bactérienne.

Au lieu d’absorber comme un tampon, la cup collecte, ce qui élimine les possibles irritations et sécheresses que l’on peut avoir, en même temps qu’elle préserve la balance naturelle pH de notre vagin.

« Plus d’un quart des fluides absorbés par un tampon sont naturels et nécessaires à la sécrétion vaginale. »

Le tampon a été associé à la maladie SCT (Syndrome du choc toxique) contrairement à la coupe menstruelle.

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1er DÉFI : RÉUSSIR À LE METTRE (CORRECTEMENT…)

 

J’ouvre mon petit paquet en carton écolo qui me dévoile la notice. Je le lis attentivement. Grande inspiration. Go !

1ère étape : stériliser la cup en la laissant 5 minutes dans de l’eau bouillante.

2ème étape : On se lave bien les mains avant de la mettre.

3ème étape : On la plie en deux pour former un « C ».

4ème étape : On la pousse dans le vagin …. Facile sur le croquis. Bien évidemment, en application, c’est un peu différent !

 

 

C’est comme la première fois que vous avez, de vos yeux d’adolescente, découvert le tampon. On vous explique, vous regardez ça d’un air un peu dégouté en ne sachant pas trop comment le mettre. Vous vous demandez s’il est assez enfoncé, bien incliné, s’il ne va pas tomber, en combien de temps il sera plein, etc. Avec la coupe menstruelle, on se pose les mêmes questions.

Me voilà donc plongée dans l’exercice, jambes écartées, essayant de pousser la cup le plus loin possible; mes doigts arrivant à leur limite, la cup qui se déplie à l’intérieur, moi qui tente de la pousser le plus au fond. Je me plante les ongles dans les lèvres. Une fois, puis deux. Je crie. Un vrai champ de bataille ! On parle honnêtement ici, les filles qui ont des ongles longs, coupez-les !

À aucun moment je ne sais si je l’ai bien mise. Je décide de laisser la tige dépasser. Ça coule. Et m**** ! Je l’enlève, j’en ai plein les doigts, il y en a aussi dans la cup. Je la rince. À vrai dire je ne m’étais pas attendue à cette image, ce qui me dégoute, car oui, avec les tampons, on n’a pas l’habitude d’observer ses coulées dans une petite coupe façon nouveau breuvage 100% SelfMade …. !

Deuxième essai : Je m’écorche au passage (encore). Je crie. Ça rentre, je sens qu’elle s’est dépliée. J’en déduis et espère qu’elle s’est ventousée à une paroi. Là encore, pas moyen de savoir si elle est bien mise alors je fais le test de la culotte blanche. Après dix minutes, je constate une tâche. Ce n’est toujours pas la bonne, je réessaye.

Troisième essai : le coup de main commence à prendre et l’appréhension disparaît (tout comme mes ongles !) Une fois la cup en place, le petit rictus de la victoire se dessine sur mon visage. Je vais aux toilettes sans problèmes,  me promène en ville, fais quelques squats. Pas de gênes ni de sensations désagréables, ce qui est bien ! On peut la garder douze heures, mais je décide de la retirer après cinq heures, afin de vérifier le niveau.

 

 

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La coupe menstruelle existe sous plusieurs formats et de couleurs différentes

 

2ème DÉFI : RETIRER LA CUP …

La cup fonctionne comme un système-ventouse, ce qui la maintient à la paroi du vagin. Après plusieurs heures, la cup ventousée se sent si bien que forcément, elle rechigne à sortir ! L’acharnement commence, où je tire sur la tige pour la faire descendre. Rien. J’ai la désagréable sensation qu’à chacun de mes tours de force, mon vagin s’embarque avec la cup. Il y a ce moment où ton regard en dit long sur ta détresse: « ***** Qu’est-ce que je vais faire ?! » :

-Tu t’imagines appeler ta mère à la rescousse en hurlant:  » C’est coincé! »

-Tu te vois allant à pleines mains à l’intérieur le chercher (et tu préfères éviter).

-Tu t’imagines tirant de toutes tes forces et voir la cup voler et se renverser partout (Ce qui était arrivé à l’amie de Pauline).

Avec un mélange de tortillement du bassin, de mouvements d’avant en arrière tout en tirant sur la tige; d’un coup fort, mais calculé, la coupe est enfin sortie ! Mon pauvre vagin s’en souviendra et j’ai décidé qu’il en avait eu assez pour la journée !

Comme toutes nouvelles choses, je pense qu’il faut prendre un certain coup de main et qu’après moult expérimentations, l’habitude s’installe vite. Pourtant, m’imaginer cette lutte dans des toilettes publiques pour la faire sortir et la rincer au lavabo aux yeux du public me freine.

Finalement, en faisant la liste des avantages et des inconvénients de la coupe menstruelle, tout penche en faveur de l’OrganiCup.

La nouveauté est toujours synonyme d’inconnu, d’adaptation et d’habitude à prendre. 

 

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L’OrganiCup les + et – 

 

1. Points positifs

-Écolo et sans dangers pour le corps

-On fait des économies (1 OrganiCup = environ10 ans)

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Ce que l’on épargne avec la coupe, comparé au coût des tampons.

-Elle se transporte partout facilement

-On ne la sent pas et on a une autonomie de 12 heures (plus ou moins selon chaque femme)

 

2. Points négatifs : 

-Gêne à la rincer dans des toilettes publiques (une solution possible : les toilettes pour handicapés ou essuyer d’abord la cup avec du papier toilette avant de la rincer).

-Peut-être pas très pratique lors d’un road trip (hygiène).

-Difficultés pour l’enlever, voire sensation désagréable après (ou non, propre à chaque femme).

 

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Infos pratiques:

Site officiel de l’OrganiCup:https://www.organicup.eu

Prix à l’unité: 24 euros (2 formats : pré et post bébé).  Taille : 5cm

Articles intéressants sur la coupe menstruelle :

http://lesglobeblogueurs.com/guide-choix-coupe-menstruelle-voyage/

http://www.dur-a-avaler.com/cup-coupe-menstruelle-tampax-serviettes-tampon-vagin/

http://www.poupi-laviesaine.fr/2015/02/20/j-ai-testé-la-coupe-menstruelle/

 

Et vous, prêtes à tenter ? Faites-moi part de vos expériences les filles 😉

 

Marion.