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La Fantastique!

Un toit de maisonnette qui dépasse des herbes, un rocher abritant la reine des fées, des trolls pétrifiés au bord des falaises, un blizzard des plus envoûtant… entre merveilles naturelles et mythes fantastiques, l’Islande se lit comme un conte des plus énigmatiques et des plus magnétiques qui soit!

 

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@Crédit photo : Marion Gordien

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L’indomptable !

Belle, sauvage et imprévisible; telle est la nature islandaise. Le tumulte de ces chutes d’eau, la fougue de sa faune, la pureté de sa flore. Tout nous pousse à savourer l’instant présent et à éveiller nos sens. On s’imprègne du lieu et on se sent libre: de par le vent qui caresse notre visage, des bruits de l’eau qui s’écrase sur la roche, des perles d’eau qui s’amassent sur nos paupières, de l’air frais qui gonfle nos poumons. On vit et l’on s’extasie face à la beauté de cette nature, indomptable.

 

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@Crédit Photo : Marion Gordien

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Un paysage lunaire

Il y a des paysages qui vous surprennent, vous déroutent et vous laissent bouche bée. À plusieurs reprises en Islande, je me suis retrouvée au milieu de nulle part, seule témoin dans un champ de lave, vieux de quatre mille ans. Avec son sol noir carbonisé, ses cratères qui se dessinent au loin, ses amas de pierres et sa mousse jaune qui l’habille d’année en année, la vie, elle, n’a pas repris ses droits. Quelques jeunes pousses de plantes tentent de se frayer un chemin et les seuls êtres vivants que l’on peut croiser se résument à un oiseau et un renard polaire. Déroutant. Totalement envoûtant.

 

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On trouve ce type de paysage aux alentours de Keflavik, dans le Sud et l’Ouest de l’Islande principalement. 

@Crédit photo Marion Gordien

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Terre de feu

Avec ses plus de deux cents volcans sur le territoire, dont au moins 130 actifs, l’Islande est sans conteste une terre qui bouillonne! Avec ses zones géothermiques, ses fumerolles, son sol craquelé, ses odeurs de souffre, ses failles béantes, ses cratères et geysers; l’Islande a tout d’une femme de caractère! « Tous les Islandais vivent avec du feu sous les pieds« , rappelait un premier ministre islandais. Un feu que l’on ressent sous les nôtres, en marchant à certains endroits de l’île. Dépaysant et fascinant. Les collines forment un arc-en-ciel de couleurs vives; ses étendues rocailleuses, balayées par la fumée, semblent pouvoir se fissurer et laisser exploser un geyser à tout instant. On observe avec humilité la force de la nature, imprévisible et passionnée.

 

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@Crédit photo : Marion Gordien

Articles

Bilan de ce premier road trip en solo

Boum boum…

…boum boum…

…boum boum…

 

Entendre mon cœur qui battait, si fort qu’on pouvait croire qu’il tentait de s’extirper de ma poitrine, tel a été mon état ce matin du 13 juin, date du départ pour l’Islande. L’excitation et l’insouciance des deux semaines précédentes laissaient soudain place à l’anxiété et la peur. « Bordel, qu’est-ce que je fais ! » Oui, je n’en menais pas large !

Je me disais tout bas : « Marion, soit c’est une des plus belles décisions de ta vie, soit la plus belle connerie ! » Car d’un coup, toutes tes faiblesses t’assaillent, tes craintes essayent de se frayer un chemin et d’affaiblir tout ce pour quoi tu as choisi de faire ce road trip toute seule. « C’est ton choix. Vis ton expérience à fond; qu’il soit positif ou négatif, tu ne regretteras pas ton voyage. » Ma moitié a toujours les mots qu’il faut.

Arrivée à l’aéroport, le seul avion retardé a été le mien, sans quoi ce ne serait pas drôle ! Mon stress n’a fait qu’augmenter. Comme instantanément, presque d’une manière robotique, j’enchaînais dans ma tête une à une les tâches que je devais effectuer :

1. Enrouler la tente et le sac à dos dans la machine à plastique

2. Enregistrer les bagages

3. Aller en salle d’embarquement.

Tout est réglé. Le temps devient mon plus vil ennemi. Je n’arrivais pas à faire passer mon excitation devant mes craintes. Quand on me demandait à ce moment précis : « comment tu te sens, tu es contente, enfin le jour J ! » Ma joie était étouffée : présente, mais soumise.

 

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1. L’épreuve

Le premier jour, jour de toutes les premières, a été pour moi le plus dur, le seul où j’ai ressenti beaucoup de doutes.

Première fois que je partais seule.

Première fois que je partais seule, en sac à dos, pour un road trip !

Première fois que je loue une voiture. Que je conduis à droite depuis près d’un an.

Que je me dirige sans GPS, sans téléphone, avec ma carte et mon sens de l’orientation (autant dire que je pars avec un sérieux désavantage !)

Que je dois gérer les choses seules : trouver à manger, où dormir, retrouver la route quand je me perds (eh oui je me suis perdue à quatre reprises « seulement » ce jour-ci !)

Que je fais du camping seule. Que je déplie ma tente (très simple, mais je pense, déjà à trouver le moyen de la replier le lendemain !)

Première nuit où, emmitouflée sous 5 couches de vêtements et glissée dans le duvet, masque panda sur la tête et lumière qui colore l’intérieur de la tente en rouge, je me les gèle et je ne dors que 4h.

Je me sens fatiguée, à bout et totalement impuissante face à ces 17 jours qu’il me reste.

 

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2. L’épanouissement 

Passé la surprise des « premières fois » et de ces données inconnues, l’excitation, qui s’était faite toute discrète la veille, surgit d’un coup, en même temps que la confiance : l’aventure peut enfin commencer ! Tout se déroule naturellement. Le simple fait de conduire, chantant à tue-tête dans ma voiture, avec l’air qui caresse ma joue est un vrai plaisir.

La chanson From Finner de Of Monsters and Men a été celle qui m’a accompagné tout le long, représentant si bien mon road trip :

« And we are far from home, but we’re so happy

Et nous sommes loin de chez nous, mais nous sommes si heureux

Far from home, all alone, but we’re so happy »

Loin de chez nous, tout seuls, mais nous sommes si heureux »

 

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À ma droite se trouve mon passager : le Lonely Planet. Mon attention est subjuguée par les paysages, tantôt lunaires, tantôt pleins de vie. Il ne me fallait pas plus que les moutons au bord de la route et les chevaux crinière au vent sur les collines pour me donner une vague de chaleur et me sentir heureuse.

À chaque découverte de sites, je ne sais à l’avance comment mon corps et mon esprit vont réagir. Je n’ai jamais regardé de photos à l’avance des endroits où j’allais, pour laisser à la surprise tout le loisir d’opérer.

D’un coup, je suis émue, larmes aux yeux, devant tant de beauté et une force de la nature qui nous rappelle à quel point elle est le pilier de la vie. C’est incontrôlable. Je suis comme dans une bulle, je m’extasie, je me sens envahie d’une plénitude. Je me sens bien.

Le plus gros plaisir d’être seule n’a pas été de se retrouver, car mon road trip en Australie s’était déjà chargé de cette partie. Non, ça a été de voir, d’écouter, de ressentir pleinement, comme si c’était la première fois.

 

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Finalement dans notre quotidien, nos sens sont étouffés.

On observe sans réellement voir,

On sent, touche et entends sans vraiment se laisser guider par nos sens, toujours distraits par quelque chose, quelqu’un.

Alors c’est seule, pour la première fois que j’ai appris à faire abstraction des touristes et que j’ai pu profiter du spectacle que j’avais devant moi.

Je gonflais mes poumons à grande inspiration, laissant me remplir de cet air sain

Je ressentais chaque gouttelette se déposer comme des perles sur mon visage,

J’imprimais dans ma mémoire les endroits que j’observais,

Je fermais les yeux et me laissais envahir par les bruits autour de moi ; que ce soit le vacarme assourdissant de l’eau qui vient s’écraser au sol, l’air qui caresse l’herbe, ou le chant des oiseaux.

Le temps était mon allié. Je ne courais plus après lui, n’en réclamais pas plus : je prenais chaque minute et la savourais. Si bien que le stress et la frustration n’avaient pas leur place dans mon quotidien.

C’est l’épanouissement. Un retour aux sources.

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3. Les limites 

Les barrières que j’ai rencontrées et auxquelles je ne m’étais pas attendue ont été les échanges humains. Cela faisait un mois tout juste que j’étais rentrée de mon road trip en Australie et dans mon imaginaire, j’ai projeté l’expérience humaine que j’avais eue là-bas pour ce voyage en Islande. Il faut savoir que quand tu fais un road trip au pays d’Oz, toutes les personnes que tu rencontres sont comme une grande famille. Tout le monde parle facilement, se dit bonjour lors des marches et les relations sont très vites fortes.

Quelle surprise donc j’ai eue, quand je me heurtais à des visages fermés, râleurs et hautains de la grande majorité des touristes que je rencontrais. J’ai donc rapidement délaissé mon « hello » lors de mes marches, qui restaient sans réponse, avec des yeux ahuris, voire dédaigneux de la part des touristes.

Concernant les Islandais, je me suis retrouvée confrontée à un autre mur. Je précise que c’est mon premier voyage dans un pays nordique.  Lorsque l’on voit sur un T-shirt toutes les expressions en dessous d’un même visage rigide et fermé, tu comprends mieux le pourquoi du comment ! Ils peuvent être en colère, contents ou surpris, la tête est la même et ne donne pas envie de s’attarder !

Il faut percer la glace… Oui.

 

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Je nuance ce propos, car durant ces quinze jours, j’ai rencontré des Islandais adorables, prêts à tout pour t’aider, souriants. Ce qui se compte pour ma part à moins de dix… !

Vous allez me dire : « mais as-tu au moins essayé d’aller parler aux locaux… ? » Croyez-moi, ce ne sont pas les tentatives qui ont manqué. Je saluais en islandais et j’essayais toujours d’entamer une discussion, que ce soit avec les propriétaires de campings, les vendeurs en stations-service, supermarchés, dans la rue pour demander mon chemin, etc.

Lorsque tu pars comme ça seule et que tu fais uniquement du camping (pas d’air bnb où tu loges chez l’habitant), hormis à Reykjavik, tu ne rencontres pas des masses d’Islandais ! (En plus, j’y étais pendant l’Euro donc beaucoup étaient en France !)

Je me suis donc pris une claque quant au tableau que je m’étais dressé avant de partir sur la facilité d’échanger et de créer des liens.

 

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Parfois, je me suis sentie bien seule. Tu observes autour de toi des familles, des couples et des amis. Très peu de personnes seules (encore moins des filles). Et puis tu te dis que toi aussi tu aimerais bien partager les magnifiques choses que tu vois avec ta moitié, une amie ou ta famille. Des petits coups de mous qui se sont fait sentir surtout vers la fin du séjour.

Ne t’étonne pas si tu commences à te parler à toi-même, à voix haute et que tu te tapes des barres en solo. Je dois dire que j’ai développé des phases schizo lors de longues marches qui m’ont bien fait rire ! Et je dis : « vive les monologues ! »

Mon petit remède à ce manque de rencontre a été de prendre toutes les personnes qui faisaient du stop ! J’étais très contente de pouvoir échanger et de faire un petit bout de chemin avec ces inconnus. Inconnus qui se sont pour certains transformés en belles rencontres avec qui j’ai partagé de très bons moments et avec qui je garde contact.

 

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Car oui, dans toute cette aventure, j’ai quand même rencontré de super personnes, des Français, des Montréalais, des Allemandes, des Islandais, qui ont contribué à rendre ce voyage inoubliable ! Ma déception s’est donc manifestée par cette image de l’Australie et mes attentes. Quand j’y réfléchis, les rencontres ont parfaitement été au rendez-vous. Il aurait été à moi de faire un autre pas pour rencontrer plus de monde, que ce soit logé en auberge de jeunesse ou par air bnb. (Je testerais à mon prochain voyage !)

 

4. Alors, tu repartirais à nouveau seule? 

 

Ça c’est sur ! Je ne pense pas que partir seul(e) convienne à tout le monde. Moi même je sais que je repartirais seule, mais toujours sur une courte durée qui n’excède pas un mois. Le fait d’être en couple doit aussi jouer. Je ne me vois pas partir trois mois durant sans le partager avec ma moitié.

Est-ce que j’ai eu peur? Pas du tout, l’Islande est très sûre et tu le ressens. Parfois je me faisais mes petites angoisses, donc pour me rassurer je mettais un cadenas sur les zips de la fermeture de la tente. Après, je ne partirais pas seule dans tous les pays du monde, certains sont plus dangereux que d’autres pour une femme seule. Je ne me suis pas faite embêter, juste quelques dragouilles pas méchantes de temps à autres.

Ce voyage m’a permis de mettre un point final à ce long road trip d’Australie, où le retour en France a été très difficile. 

Chacun part en solo pour des raisons diverses. Pour ce premier voyage, j’avais besoin de me prouver que je pouvais partir seule, repousser mes limites et oui, voir que j’étais forte. Le besoin de me prouver que je n’avais plus rien à voir avec cette jeune fille d’il y a un an. J’avais le besoin d’expérimenter le voyage par moi-même, sans avoir de limites, où seuls mes choix et mes envies comptaient.

La plus belle chose que j’en retire et qui me fera à nouveau partir est cette communion avec la nature, où tu observes avec un œil neuf, tu prends le temps d’écouter, de sentir et de ressentir tous les éléments autour de toi.

Je n’avais pas le besoin de me connaître, mais celui de voir clairement ce que je souhaitais pour l’avenir. Tu as tout le temps de réfléchir et les choses apparaissent d’elles-mêmes.

Tout est clair, je sais ce que je veux et je suis repartie d’Islande des étoiles plein les yeux, de l’espoir plein le cœur.

 

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Articles, Bons plans

Road trip en Islande

Si toi aussi tu as besoin de nature et d’en prendre plein les yeux ; que l’idée d’une terre de glace et de feu te séduit et que tu cherches le dépaysement; tu as visé juste! L’Islande est faite pour toi! Pour mon premier voyage en solo, j’ai choisi de faire le tour de l’île en quinze jours fin juin, en voiture classique et en faisant uniquement du camping. Voici donc quelques conseils avant le départ qui pourront t’être utiles !

 

1.Faire son sac

 

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Je suis obligée de passer par cette étape, car revenant d’Australie (où il fait quand même relativement chaud), je n’allais pas remplir mon sac à dos de la même manière… et ce pays  a quand même été un gros point d’interrogation !

L’été en Islande, les températures varient entre 7 et 15 degrés (je n’ai pas eu plus lors de mon séjour, donc je reste dans ces zones là, mais il peut faire 25 degrés (… Hum, mouai!) Étant frileuse, je suis allée à la cave ressortir les valises remplies de vêtements chauds… plus particulièrement de sports d’hiver ! Car oui, il peut vite faire froid, surtout lorsque le vent se lève, ou qu’il pleut !

 

 

 

Mes indispensables :

-2 polaires Quechua

-1 gros pull

-2 t-shirts (je n’en ai porté qu’une fois !)

-4/5 t-shirts manches longues en fibres synthétiques pour la randonnée (qui laissent respirer) et les sous-vêtements de ski (1 ou 2).

-1 veste polaire bio stretch Quechua pour la randonnée (je l’ai toujours porté et je n’ai jamais eu froid!)

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-1 imper/k-way ou une doudoune imperméable fine.

 

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-Une paire de chaussures de randonnée imperméable (je préconise montante pour le maintien de la cheville et avec crampon, car les terrains glissent énormément !) N’y connaissant rien dans ce domaine et ne disposant pas d’un gros budget, j’ai pris la paire Quechua à 50 euros à Décathlon. Bon, je le dis même si tout le monde le sait: on fait ses chaussures avant le départ… Pour éviter le moment où tu auras des cratères à la place des ampoules et que tu te retrouveras réduite pour la marche ! (Je suis passée par là!)

Que ce soit pour les chaussures ou tout autre accessoire, de bonne qualité et pour les petits budgets, je vous conseille d’aller à Décathlon.

-Une paire de gants synthétiques pour tenir les mains au chaud.

-2-3 leggings faits pour la rando ou ceux qui maintiennent la chaleur.

-Un bonnet et un bandeau en polaire pour tenir chaud et pouvoir alterner. (Le bandeau est plus pratique en rando, comme on transpire, il laisse le cuir chevelu respirer !)

-Une écharpe

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Les accessoires à ne pas oublier : 

« En été le soleil se couche peu, voire jamais… »  Hum… Quelqu’un pourrait être un peu plus précis ?!

 

IMG_0491Il faut t’attendre vers 23 h 30 à un semblant de coucher du soleil qui peut colorer le ciel de rose et d’orange, le voir disparaître derrière le ciel gris et continuer de le voir briller sous ce manteau qui revêt l’apparence d’un ciel blanc-gris bien lumineux !

Le masque pour cacher les petits yeux a donc été essentiel pour moi ! Tout comme les boules quiès, où en camping comme ailleurs, sont très pratiques si tu as des voisins bruyants ou des oiseaux qui aiment particulièrement s’exprimer tôt le matin !

 

Mon oubli, mon erreur et ce qui a signé l’arrêt de mort de mon nez… La crème solaire ! Oui, en Islande il a beau faire 10 degrés, c’est comme à la montagne, quand le soleil est là, il tape et oui, tu bronzes !

 

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Le soleil se lève parfois à 19h et tape à 23h, comme s’il était 15h de l’après-midi! Ça surprend, mais il réchauffe bien le petit!)

Les lunettes de soleil sont aussi indispensables, surtout pour la conduite où l’on est souvent éblouie par le ciel, qu’il soit ensoleillé ou gris. La crème hydratante et le baume à lèvre sont aussi à prendre!

Dernier élément… DES MOUCHOIRS ! Eh oui, avec ce vent et cet air pur que tu respires, ton nez coule très souvent !

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-Pour la tente, j’ai pris une Quechua qui se met en 2sec top chrono! Je recommande vivement! (Évidemment à ne pas lancer quand il y a du vent!!!) Ça a été un véritable gain de temps pour moi (surtout sous la pluie!)

 

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-Concernant le sac de couchage, je recommande vivement le duvet Quechua Bionnassay-5 (1950g), grâce à qui je n’ai jamais eu froid! (Petit tips: pour avoir chaud dans son duvet, se mettre en sous-vêtements et se frotter la peau avec les mains une petite minute. Le duvet fait tourner la chaleur de votre corps, vous aurez donc froid si vous êtes tout habillés!)

 

Trousse à pharmacie : 

Je n’ai pris que le nécessaire : doliprane, spasfon, antidiarrhées, pansements et désinfectants.

Je préviens : ceux qui sont allergiques le printemps/été au pollen et autres, n’oubliez pas l’Aérius et les gouttes pour les yeux… C’est fatal en été là-bas, surtout dans le sud !

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2.Ce qu’il faut préparer avant…

-Acheter ses billets d’avion. Je suis passée par Wow Air (j’ai eu du retard aux deux vols), mais les prix sont relativement bas : 220 euros aller-retour sur la période 13-28 juin.

-Réserver sa location de voiture : je suis passée par le site « Rental Car » et par la compagnie Sixt. La location est très chère, ce sera le plus gros de votre budget voyage. Pour une petite voiture classique, une Opel Corsa automatique, j’ai payé 1200 euros. (Je suis aussi jeune conductrice).

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Si pour le moment je n’ai eu aucun souci la compagnie Sixt, sachez néanmoins qu’elle a la plus mauvaise réputation en terme d’arnaques, surtout en Islande. En parlant avec d’autres voyageurs, il y a moyen de trouver un peu moins cher ailleurs (dans les environs de 800 euros pour deux semaines).

Je vous conseille de prendre l’assurance anti-impacts sur le pare-brise, en effet un pette arrive très vite, que vous soyez ou non sur la route circulaire. J’en ai eu un gros au bout de deux jours, dû à un camion sur la route 1 … qui est goudronnée!

Faite bien le contrôle de la voiture avec la personne, ils ne l’ont pas fait avec moi, ce qui a été un stress supplémentaire au moment de la rendre.

Ne payez pas de GPS à la location, cela ne sert à rien il est très facile de s’orienter en Islande. Je suis un boulet ambulant, je me suis perdue plusieurs fois, mais j’ai toujours trouvé ma route sans grand mal, comme pour les campings.

 

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-N’achetez pas de carte de l’Islande en France, il y en a des très bien et gratuites dans les offices de tourisme. Une carte du pays, mais aussi des cartes détaillées de chaque région. J’ai jonglé avec ces cartes-là et le guide du Lonely Planet qui fournit détaille d’une manière simplifiée les différentes régions.

-Je n’ai jamais réservé un camping en cette période de juin et je ne pense pas que ce soit nécessaire de le faire, même en été. Par contre, pour tout ce qu’est auberges de jeunesse, hôtels, air bnb et autres, prévoir avant.

-Je suis partie les deux dernières semaines de juin pour éviter une trop importante affluence touristique et avoir du beau temps. Jackpot ! Je n’ai eu que deux jours de pluie, sinon du soleil tous les jours. Le sud de l’île est très touristique, mais pour le reste ça va amplement sur cette période.

 

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-Quinze jours sont assez pour faire le tour de l’île y compris les WestFjords (à ne surtout pas rater !) Quitte à choisir entre les fjords de l’Est et ceux de l’Ouest, prenez l’Ouest ! Je n’ai pas fait les Hautes Terres, donc 18 jours ou plus semblent plus appropriés si vous planifiez une découverte du centre.

 

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-Se préparer des musiques sur le téléphone ou mp3, car souvent on ne capte pas la radio. Mon gros coup de coeur, le groupe islandais Of Monsters and Men, avec des chansons émouvantes et envoûtantes qui collent parfaitement avec les paysages de l’île.

 

 

3.Bons plans sur place 

-Les Hot Dogs ! Rapides, chauds, très bons et pas chers, on en trouve dans toutes les stations-service. Demandez un « classic, with everything inside ! » Son secret? Sa moutarde islandaise un peu sucrée, au top!

 

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Sinon faire sa petite réserve de fruits, barres céréales, pain suédois et chips pour les fringales !

-Je recommande de goûter la soupe aux champignons et de l’agneau, délicieux!

 

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-Faire le plein d’essence… On se retrouve tous dans la même situation à notre première fois ! Voici donc le fonctionnement :

Etape 1 : on rentre sa carte dans la machine près de la pompe où l’on est et on sélectionne un montant pour le plein : « Fylla » veut dire «faire le plein». Lorsqu’il n’apparaît pas, le montant importe peu finalement : si vous choisissez 9000, mais que votre plein ne nécessite que 3500, vous ne serez débités que de ce montant.

Etape 2 : Une fois finie, réinsérez votre carte dans la machine pour avoir votre reçu !

Généralement pas besoin de s’inquiéter sur sa jauge d’essence, les distances entre les stations ne sont pas énormes. Prévoyez quand même le gros plein pour les fjords de l’Est et de l’Ouest.

-N’hésitez pas à nettoyer votre voiture, car les bêbêtes refont vite votre peinture ! Dans chaque station-service un balai couplé avec un jet d’eau est mis à disposition gratuitement !

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-Préférez les campings aux hôtels, bien moins chers, entre 1200 et 1700 ISK. Il y a presque toujours des douches et de la WiFi. Je suis partie seule pour ce road trip, je confirme que l’Islande ne craint pas du tout! Pour vous rassurer, vous pouvez toujours mettre un petit cadenas qui relie les zips.

 

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-Sur chaque site que vous allez visiter, toujours emmener dans son sac à dos : bouteille d’eau, de quoi manger et un imper. Les marches, que vous en fassiez de petites ou de longues, sont du sport et comportent toujours une belle montée! Croyez-moi, même si vous n’en voyez pas l’utilité, prenez toujours ça dans votre sac !

-Faites vraiment attention… aux moutons, à la famille canard et aux oiseaux ! Si vous avez un mouton qui traverse, sachez qu’il y a 99 % de chance que deux autres suivent (voir plus !). Un mouton, ce n’est pas fute-fute, donc freinez !

 

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-N’hésitez pas à vous arrêter dans une piscine géothermale pour faire un petit break ! Détente assurée ! Pour les filles je conseille de se laver les cheveux là-bas, car il y a toujours des sèche-cheveux ! J’ai tenté au camping le «je les laisse sécher en plein air… » Plus jamais ! Guettez donc ces petits panneaux bleus avec un bonhomme dans des vagues.

 

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-Prenez les auto-stoppeurs! Vous rencontrez des gens, vous échangez vos bons plans, et vous faites une bonne action !

-S’il vous arrive un pépin, comme vous retrouvez coincée hors de la route dans le ravin, essayez de voir les fermes aux alentours pour vous aider, l’assurance vous fera payer très cher !

-Concernant les sternes arctiques; ces mignons petits oiseaux migrateurs viennent pondre en Islande l’été et sont très protecteurs lorsqu’il s’agit de leurs œufs. Bien cachés dans les herbes, difficile parfois de savoir qu’un nid s’y trouve, mais si vous voyez une escadrille de sternes voler vers vous en poussant des cris et fondre sur votre tête: partez LOIN !!!! Certaines vous pourchassent, j’en ai fait les frais. Ce qui est très drôle à regarder on ne va pas se mentir, mais uniquement quand ça arrive aux autres ! Vous y passerez forcément !

 

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L’Islande a été pour moi…

Une bouffée d’oxygène, 

Une multitude de surprises, 

Une aventure faite de premières fois, 

Des découvertes et une forte émotion. 

Un road trip au top! 

 

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